VITAMINE D : Primordiale contre les infections respiratoires aussi
De faibles taux de vitamine D augmentent de 33 % le risque d'hospitalisation pour infections respiratoires potentiellement mortelles, conclut cette équipe de nutritionnistes de l’Université de Surrey. L’étude, publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, met ainsi en garde contre la carence sévère en vitamine D, associée à un risque d'hospitalisation plus élevé pour la bronchite ou la pneumonie.
Les infections des voies respiratoires inférieures (pneumonie et bronchite) figurent parmi les 20 principales causes de mortalité dans le monde chez les personnes âgées de 50 à 74 ans et parmi les 10 premières chez celles âgées de 75 ans et plus. Les adultes d'âge moyen et les personnes âgées présentent un risque élevé de développer ces infections des voies respiratoires.
Cette recherche constate, précisément que les personnes présentant un taux sanguin de vitamine D inférieur à 15 nmol/L, présentent un risque accru de 33 % d’hospitalisation pour infections respiratoires vs un taux suffisant de vitamine D, soit au moins 75 nmol/L.
L’auteur principal, Abi Bournot, chercheur en biosystèmes alimentaires, explique : « la vitamine D est essentielle à notre bien-être physique. Non seulement elle contribue à la santé de nos os et de nos muscles, mais
ses propriétés antibactériennes et antivirales aident également à réduire le risque d'infections des voies respiratoires pouvant entraîner une hospitalisation.
Cette recherche apporte des données concrètes à l'appui de cette hypothèse. Malgré son importance pour notre santé globale, de nombreuses personnes présentent une carence et n'atteignent pas l'apport quotidien recommandé de 10 microgrammes de vitamine D ».
Une supplémentation en vitamine D, notamment pendant les mois d'hiver où l'exposition au soleil est plus limitée, est un moyen efficace d'augmenter son taux et de réduire le risque d'infections graves des voies respiratoires.
L’étude est la plus vaste jamais menée sur le lien entre le statut en vitamine D et le taux d'hospitalisation pour infections respiratoires., via l’analyse des données du NHS britannique, issues de la UK Biobank. L’analyse des données de 36.258 participants constate que :
- les personnes souffrant d’une carence sévère en vitamine D (taux inférieur à 15 nmol/L) présentent un taux d’hospitalisation pour infection respiratoire supérieur de 33 % à celui des personnes dont le taux de vitamine D était de 75 nmol/L ou plus ;
-
pour chaque augmentation de 10 nmol/L du taux de vitamine D, le taux d’hospitalisation pour infections respiratoires diminue de 4 %.
Alors que les infections respiratoires constituent une menace majeure pour la santé publique mondiale, ces résultats, qui mettent en évidence une association significative entre l’augmentation des niveaux de vitamine D dans notre organisme et la réduction des taux d’hospitalisation, soulignent le potentiel de la supplémentation en vitamine D et de la consommation d’aliments enrichis en vitamine D.
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