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AUDITION et boîtes de nuit: Le Conseil de la Santé publique rend son avis

Actualité publiée il y a 5 années 2 mois 1 semaine
HCSP

Le dépassement des niveaux sonores autorisés, dans les boîtes de nuit, tout comme l’écoute de la musique au casque, est responsable du risque de perte auditive précoce qui touche aujourd’hui un ado sur 4. Baisser le son en ne dépassant pas 100 dB, fournir une protection en proposant des « espaces de récupération » à niveau sonore inférieur à 85 dB en continu, et une information en affichant les niveaux sonores pour le public, le Haut Conseil pour la Santé publique (HCSP), sur demande du Ministère de la santé vient de faire ses préconisations. Le HCSP rappelle, en outre, avec ce nouveau rapport que les seuils de dangerosité pour l’oreille dépendent à la fois du niveau sonore et de la durée d’exposition.


Les normes internationales ont défini un seuil de dangerosité de 85 dB A pendant 8 heures qui associe une augmentation du niveau acoustique acceptable à des diminutions du temps d'exposition. En bref, la dangerosité est liée à la fois au niveau sonore et à la durée d'exposition (voir courbe ci-contre). En France, la réglementation actuelle pour les établissements qui diffusent de la musique, est un peu différente car elle n'associe pas niveau et durée et prévoit (juste) un maximum de 105 dB A pour une durée de 10 à 15 minutes et un niveau « crête » à 120 décibels pondérés A (dB A). Or, les dernières études montent que les établissements montent le son, et en particulier sur les basses fréquences, qui, à des niveaux trop élevés, provoquent des pertes de sensibilité. Les cibles les plus touchées sont évidemment les jeunes, mais également les enfants, et parfois les femmes enceintes dans les parcs d'attraction, par exemple.

Le HCSP préconise non seulement d'abaisser le seuil à 100 dB A vs 120 dB A, mais aussi de proposer des lieux de récupération à moindre niveau sonore et d'informer les usagers sur les niveaux auxquels, en temps réel ils sont exposés. Ces préconisations sont issues d'un examen de la littérature scientifique et des règlementations internationales existantes sur les mesures et normes de niveaux sonores, de l'audition d'experts et d'une consultation publique électronique. Précisément, le HCSP propose,

· un niveau moyen de 100 dB A mesuré pendant 15 minutes, et des niveaux crêtes de 120 dBC à ne pas dépasser,

· lorsque l'audience comprend des enfants (âge < 18 ans), la prise en compte du niveau sonore et de la durée d'exposition (voir graphique).

· l'affichage en continu des niveaux sonores mesurés en dBA sur 15 minutes, associé à l'affichage d'une information sur les niveaux sonores et durées d'écoute sans risque,

· la fourniture gratuite de protection auditive et l'offre d'une zone de récupération auditive avec un niveau sonore inférieur à 85 dBA ;

· un avertissement pour les femmes enceintes sur les risques de transmission des basses et moyennes fréquences à l'enfant à naître, plus particulièrement fragile au cours des trois derniers mois de grossesse.

Le Conseil propose enfin la constitution d'un comité multi-professionnel pour permettre une meilleure mise en œuvre de ces propositions.

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