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CANCER du CERVEAU: Des nanotransporteurs qui ciblent la tumeur

Actualité publiée il y a 4 années 2 semaines 2 heures
The Journal of Controlled Release

Ces nanoparticules qui peuvent transporter des agents thérapeutiques à travers la barrière hémato-encéphalique ont été conçues par une équipe du Berkeley Lab pour le traitement du cancer du cerveau. Un espoir, en particulier pour le traitement du glioblastome multiforme, un cancer du cerveau dont les cellules cancéreuses étendent leurs tentacules dans les tissus environnants, aujourd’hui inaccessibles aux thérapies.

Dans ce type de cancer, comme dans la plupart des cancers du cerveau, le principal défi reste de pouvoir franchir la barrière hémato-encéphalique, un réseau de vaisseaux sanguins qui laisse le passage aux nutriments essentiels mais le barre aux autres substances. Plusieurs équipes travaillent donc à des modes de délivrance efficaces des médicaments in situ.


L'équipe spécialisée dans le développement de matériaux hybrides bio et nano a développé une nouvelle famille de nanotransporteurs formés à partir de l'assemblage de peptides et de polymères amphiphiles (hydrophiles et lipophiles). Appelé "3HM", ces nouveaux nanotransporteurs, de 20 nanomètres de diamètre (en rouge sur la vignette), répondent à toutes les exigences de taille et de stabilité pour livrer efficacement un médicament sur le site des tumeurs de glioblastome multiforme.

Double concentration de principe actif sur le site de la tumeur : Testés sur des rats modèles de glioblastome, les 3HM parviennent bien à traverser la barrière hémato-encéphalique et à livrer de manière sélective le médicament à l'intérieur des tumeurs avec, pour résultat près du double du taux de concentration de principe actif qu'avec les nanotransporteurs actuels déjà approuvés par l'Agence américaine FDA. Ces nanotransporteurs sont en fait des liposomes d'environ 110 nanomètres de diamètre.

Des résultats donc très positifs mais encore au stade de la recherche fondamentale. D'autant que tagués au cuivre, ces nanotransporteurs peuvent être géolocalisés par PET scan, ce qui permet de suivre leur pharmacocinétique et leur biodistribution.

Source: The Journal of Controlled Release 28 December 2015 Self-assembled 20-nm 64Cu-micelles enhance accumulation in rat glioblastoma

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