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COVID-19 : L’enfant est rarement le cas index

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 1 semaine
Pediatrics
L’Enfant est un très faible transmetteur de COVID-19 (Visuel AdobeStock_348943868)

« The Child Is Not to Blame », écrivent ces experts pédiatres spécialisés en maladies infectieuses de l’Université du Vermont. Ils nous proposent, dans la revue Pediatrics, un examen réactualisé de la littérature sur la maladie COVID-19 chez l’Enfant. Des conclusions qui se veulent rassurantes et appellent à rouvrir normalement les écoles à l’automne : les enfants ne transmettent pas COVID-19 ou très rarement.

 

Ce sont précisément 6 mois de recul et une méta-analyse d’études récentes menées partout dans le monde, qui permettent de conclure à la faible voire inexistante capacité de transmission du virus SARS-CoV-2 chez les enfants, à appeler à une rentrée scolaire dans les temps, mais en mettant bien en œuvre les mesures possibles et appropriées de distanciation sociale.

L’Enfant est un très faible transmetteur

  • La première étude prise en compte dans l’analyse, a été menée à l'Université de Genève et a suivi au sein de leurs foyers, 39 enfants infectés ayant développé COVID-19. La recherche des contacts a révélé que dans seulement 3 (8%) des cas, un enfant était le cas index suspecté, avec apparition des symptômes précédant la maladie chez les contacts adultes du foyer ;
  • une seconde étude menée récemment en Chine, montre que sur 68 enfants COVID-19 admis à l'hôpital sur la période du 20 janvier au 27 février 2020, 96% étaient des contacts familiaux d'adultes précédemment infectés ;
  • une troisième étude menée auprès d’enfants chinois montre que 9 des 10 enfants COVID-19 suivis et admis dans plusieurs hôpitaux de la province de Wuhan ont contracté la maladie auprès d'un adulte. Dans cette étude seul un cas de transmission possible d'enfant à enfant a été suspecté ;
  • une étude française a suivi un jeune garçon diagnostiqué avec COVID-19 et auquel ont été exposés plus de 80 camarades de classe dans 3 écoles. Aucun autre enfant n’a contracté la maladie, alors que sur la même période des cas de transmission d'autres maladies respiratoires, dont la grippe, ont été recensés ;
  • une étude menée en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) a suivi 9 élèves infectés et 9 membres du personnel de 15 écoles auxquels ont été exposés 735 élèves et 128 membres du personnel. Seules 2 infections secondaires ont été recensées, dont 1 certainement transmise par un adulte à un enfant.

 

Des données « frappantes », écrivent les chercheurs qui ajoutent :

"Le point essentiel à retenir est que les enfants ne conduisent pas la pandémie".

Après 6 mois d’épidémie, les données s’accumulent pour suggérer que les enfants sont moins susceptibles d'être infectés et sont moins contagieux ; « ce sont bien les adultes qui ne respectent pas les mesures de sécurité qui sont responsables de la courbe ascendante ».

 

Une hypothèse d'ailleurs confirmée par les modélisations : les auteurs chercheurs affirment que l’hypothèse selon laquelle les enfants ne sont pas des vecteurs importants de la maladie COVID-19 est renforcée par les modélisations mathématiques qui montrent que la distanciation sociale à l'échelle de la communauté et l'adoption généralisée du masque sont de bien meilleures stratégies de lutte contre la propagation de la maladie, et que

la fermeture des écoles ajoute peu.

 

La réouverture des écoles avec la mise en œuvre des mesures de distanciation possibles et adaptées cet automne est importante pour le bon développement des enfants, concluent les chercheurs.  

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