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SEXUALITÉ: Trop de stimuli sexuels diminuent la matière grise comme la libido!

Actualité publiée il y a 5 années 4 mois 2 semaines
Jama Psychiatry

L’excès de stimuli sexuels, via l’exposition à la pornographie, crée aussi une accoutumance. C’est ce que démontre cette étude du Max Planck Institute (Berlin), en mettant en évidence une association inverse entre la consommation de pornographie, une sollicitation (trop) intense du circuit de la récompense et, finalement, une baisse d’activité dans le cortex préfontal, suggérant un effet de dépendance. Ces conclusions, présentées dans le Jama Psychiatry, montrent aussi une réduction de la matière grise dans l’hémisphère droit du cerveau…


Faisant l'hypothèse que la consommation de la pornographie procède d'une recherche de la récompense, de la nouveauté, et d'une conduite addictive, les chercheurs se sont concentrés sur des modifications du réseau fronto-striatal déjà documentées dans ces types de comportement.

Leur étude a porté sur 64 hommes, âgés de 21 à 45 ans, en bonne santé, amateurs « forcenés » de pornographie. Ces participants ont déclaré leur temps hebdomadaire de « consommation », soit en moyenne 4 heures par semaine. Les chercheurs ont étudié par IRM leur activité et connectivité cérébrales, au repos et à l'exposition de pornographie.

Les auteurs constatent que, plus cette consommation est élevée,

· plus réduite est la taille du striatum, une zone située sous le cortex cérébral, principalement impliquée dans la motricité,

· plus réduite est la connectivité entre le striatum et le cortex préfrontal, impliqué dans le comportement et le processus décisionnel,

· plus réduite est la matière grise dans le noyau caudé (une zone du striatum).

Des observations qui suggèrent, expliquent les auteurs, une réduction de la plasticité neuronale, faisant suite à une sollicitation répétée du système de récompense et entraînant un besoin plus important de nouveaux stimuli sexuels afin qu'ils restent gratifiants.

En conclusion, les chercheurs décrivent des changements d'activité cérébrale qu'ils interprètent comme des signes d'accoutumance et de dépendance. Bref, la pornographie, en excès, crée une addiction au sexe ou hypersexualité. A noter, ce trouble d'addiction sexuelle, impliquant de consacrer du temps en excès à tous types d'accomplissements sexuels, a été proposé à l'entrée dans le DSM V mais rejeté été rejetée par l'American Psychiatric Association.

Source: JAMA Psychiatry May 28, 2014 doi:10.1001/jamapsychiatry.2014.93 Brain Structure and Functional Connectivity Associated With Pornography Consumption (Visuel© seeyou | c. steps - Fotolia.com)

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