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CANCER du SEIN avancé : Traiter oui, mais restaurer aussi la qualité de vie

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 8 heures
Crane Lab
On ne compte plus les études favorables à la pratique de l’exercice et au maintien d’un microbiote sain, pour l’optimisation des résultats du traitement, le pronostic et la qualité de vie, des patientes atteintes d’un cancer du sein (Visuel Adobe Stock 194049190)

On ne compte plus les études favorables à la pratique de l’exercice et au maintien d’un microbiote sain, pour l’optimisation des résultats du traitement, du pronostic et de la qualité de vie, chez les patientes atteintes d’un cancer du sein. Cette étude, lancée par une équipe pluridisciplinaire de l’Université de Miami, précise encore les bénéfices possibles des interventions sur le mode de vie chez ce groupe de patientes.

 

Des interventions telles que l’exercice et le jeûne intermittent peuvent-elles réellement aider les femmes atteintes d’un cancer du sein avancé à mieux tolérer les effets secondaires du traitement ? Le Dr Tracy Crane du Sylvester Comprehensive Cancer Center et son équipe vont évaluer l'impact de ce type d’interventions via un essai randomisé de phase II, auquel participeront 260 femmes atteintes d'un cancer du sein avancé. L'essai se concentre sur les femmes qui commencent un traitement inhibiteur de CDK4/6 en association avec un traitement hormonal.

Parmi les hypothèses à vérifier :

  • le jeûne (intermittent) prolongé pendant la nuit, avec et sans exercice pendant la journée, contribue à l’alignement des rythmes d’activité circadiens et, à terme, réduit les niveaux de fatigue ; c’est ce qu’a conclu une récente étude pilote, citée par les auteurs, qui révèle que le jeûne intermittent pourrait contribuer à restaurer la qualité de vie ;
  • la régulation des rythmes d'activité circadiens via les cycles veille/sommeil et la pratique de l’activité physique pourrait rétablir l'homéostasie de divers processus biologiques et métaboliques, notamment la fonction immunitaire et le vieillissement cellulaire ;
  • les interventions sur le mode de vie pourraient contribuer, plus globalement, à atténuer l'impact des effets secondaires liés au traitement.

 

Traiter oui mais rétablir aussi la qualité de vie : de la même manière que l’objectif, pour le patient âgé est le « bien-vieillir », pour les femmes atteintes de ce cancer, il est crucial de pouvoir maintenir puis restaurer la qualité de vie : « Même si les patientes vivent plus longtemps que jamais avec un cancer du sein avancé, les nouvelles thérapies ciblées peuvent induire des effets secondaires importants, notamment de la fatigue, une diminution des défenses immunitaires ainsi que des symptômes gastro-intestinaux". Les  traitements hormonaux utilisés en association avec des thérapies ciblées peuvent entraîner des symptômes de type ménopause, des troubles de l'humeur et du sommeil. Chez certaines patientes, ces effets secondaires peuvent devenir inconfortables au point de compromettre l’observance et donc le pronostic.

 

L’objectif est donc de donner à ces femmes les moyens d'intervenir sur leur mode de vie pour « reprendre les choses en main et retrouver leur qualité de vie ».

 

Pour valider l’impact des interventions sur le mode de vie chez ces patientes, les chercheurs vont donc suivre l’évolution des différents symptômes dont la fatigue, les biomarqueurs de l'inflammation, la qualité du sommeil, la fonction physique, la composition corporelle et les résultats liés à la dépression, à l'anxiété et à la qualité du sommeil. Ces résultats seront évalués à 12 semaines, puis à 6 et 12 mois.

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