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GROSSESSE et SURPOIDS: Un régime pour la mère sans incidence sur le poids du bébé

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 17 heures
BMJ

En Europe et aux États-Unis, 20 à 40% des femmes prennent plus que le poids recommandé pendant leur grossesse. Ne pas manger pour 2 mais contrôler son poids régulièrement durant la grossesse, voire adopter un régime hypocalorique contrôlé en cas de surpoids, est une mesure très efficace pour limiter les risques de complications. Cette étude, menée par plusieurs institutions de recherche européennes dont la Queen Mary University of London et l’Université de Birmingham, présentée dans l’édition du 17 mai du British Medical Journal, s’inscrit dans la lutte contre le problème croissant de l'obésité pendant la grossesse, entraînant de graves complications pour la mère et représentant un facteur majeur de risque d'obésité plus tard pour l'enfant.

Cette grande analyse de 44 études contrôlées randomisées, portant, au total, sur 7.278 femmes, a comparé les différents modes de contrôle du poids durant la grossesse, à partir des données des études précédentes portant sur l'alimentation, l'exercice ou une combinaison des deux, durant la grossesse, pouvait affecter la santé de l'enfant et de la mère. Les chercheurs ont également cherché à savoir si ces interventions avaient eu d'autres effets pendant la grossesse ou à la naissance, et si elles avaient affecté le poids du bébé. Les auteurs constatent, que : · Les femmes qui ont suivi un régime, pratiqué un exercice physique ou les deux à la fois ont « pris » 1,42 kg en moyenne de moins que les femmes des groupes témoins (sans l'un ni l'autre), · Suivre un régime, faire de l'exercice ou les deux n'a pas d'effet significatif sur le poids de naissance du bébé (différence moyenne constatée < 50g) ou sur la taille du bébé (pour un même âge gestationnel). L'activité physique seule est associée à une réduction du poids de naissance de 60g en moyenne. · Le régime alimentaire, l'exercice, ou les deux permettent de réduire le risque de pré-éclampsie (RR : 0,74, IC : 95% de 0,60 à 0,92) et de dystocie de l'épaule (RR : 0,39, IC : 95% de 0,22 à 0,70). · Le régime alimentaire aboutit à la plus forte réduction de gain de poids chez la mère durant la grossesse. Comparativement aux témoins, les femmes suite à des interventions alimentaires étaient 3,84 kg plus légers et ont eu des résultats meilleurs que la grossesse avec d'autres interventions (95% CI 2,45 à 5,22 kg).


En cas de prise de poids excessive, consulter pour mettre en place un régime alimentaire : L'analyse constate donc que par rapport à l'exercice, un régime alimentaire, même hypocalorique en cas de prise de poids excessive, s'avère plus efficace chez la future mère. Cet équilibre alimentaire ou régime équilibré ne présente aucun effet indésirable pour le bébé et réduit le risque de pré-éclampsie, de diabète, d'hypertension artérielle et de naissance prématurée. L'étude ne conseille pas, attention, à toutes les femmes de suivre un régime hypocalorique contrôlé, mais suggère de cibler ce type d'intervention nutritionnelle sur les femmes atteintes d'obésité ou en surpoids.

Les chercheurs encouragent donc les futures mères à suivre un régime alimentaire et à pratiquer régulièrement l'exercice physique si besoin de réduire le gain de poids maternel et confirment qu'un régime hypocalorique, contrôlé médicalement, n'a aucun effet sur le poids de naissance du bébé, une préoccupation fréquente chez les futures mamans.

Source: BMJ 344:e2088 (Published 17 May 2012) Effects of interventions in pregnancy on maternal weight and obstetric outcomes: meta-analysis of randomised evidence (Vignette NHS)

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