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HOMOSEXUALITÉ: Le “coming out” est-il toujours une bonne chose?

Actualité publiée il y a 9 années 1 mois 3 semaines
Social Psychology and Personality Science

Cette étude montre que les personnes, lesbiennes, gays ou bisexuelles ont beaucoup d’avantages psychologiques à divulguer leur orientation sexuelle mais seulement lorsqu’elles jouissent d'un climat familial et professionnel accueillant. «Quand ces personnes se sentent acceptées et soutenues, les bénéfices en santé mentale sont appréciables, révèle Richard Ryan, professeur de psychologie à l'Université de Rochester, auteur de cette étude publiée dans l’édition du 20 juin de la revue Social Psychology and Personality Science.

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Divulguer l'orientation sexuelle fait des gens plus heureux, mais surtout dans des milieux favorables…précise l'auteur. Les avantages psychologiques à révéler son identité sexuelle sont une tendance moindre à la colère, un risque moindre de dépression et une meilleure estime de soi.


Mais ces résultats soulignent aussi l'importance de créer des lieux de travail et de nouveaux critères sociaux basés sur l'acceptation de toutes les personnes et surtout des personnes gaies, lesbiennes ou bisexuelles. «En général, la recherche montre que le coming out est une bonne chose", explique R.Ryan (Photo ci-contre). "Des décennies d'études ont constaté que cette ouverture permet aux homosexuels de développer un sens authentique de soi et de cultiver une identité minoritaire sexuelle positive”. A contrario, les recherches ont confirmé aussi que de rester enfermé sur soi entraîne de sérieux risques psychologiques, dont des relations amoureuses et sociales troublées, plus de détresse, et même une augmentation des tendances suicidaires, ajoute R. Ryan.

Sur les inconvénients et les avantages du coming-out, les études antérieures ont montré que révéler une identité sexuelle minoritaire n'apportait qu'un léger bénéfice psychologique. Le problème, explique l'auteur, était que ces études regroupées toutes ensemble ne distinguaient pas les gens soutenus et compris dans leur milieu de ceux qui font face à la stigmatisation et à la discrimination.

En démêlant ces effets de contextes, cette étude montre que «l'environnement joue un rôle énorme dans le bénéfice attendu du coming out», explique Nicole Légat, étudiant en doctorat à l'Université de Rochester, qui a codirigé l'étude. Dans un environnement favorable, les sujets ont tout avantage psychologique à s'ouvrir sur leur identité sexuelle. Mais dans un environnement hostile, le poids et les stigmates –dit l'auteur- d'un coming out comme lesbienne, gay ou bisexuelle peuvent être lourds à porter. Dans un contexte de “jugement”, le coming out n'est pas “gagnant” sur le plan psychologique pour le sujet.

Quand je suis en famille, je suis solitaire" "Quand je suis avec d'autres étudiants, je me sens positif sur l'université» ou encore «Ma communauté religieuse me laisse le choix», «Mes collègues respectent mes idées»…

Les participants gardent cachée leur orientation sexuelle

· le plus fortement dans leurs communautés religieuses (69%),

· à l'école ou à l'université (50%),

· au travail (45%)

· et sont un peu plus ouverts avec leurs familles (36%).

· Les amis représentent de loin le groupe le plus ouvert (13%) et les 87% participants qui se sont ouverts à leurs ams de leur oruentation sexuelle déclarent éprouver moins de colère et une plus grande estime de soi.

L'âge ne fait rien à l'affaire: L'étude, qui comprenait des participants âgés de 18 à 65 ans conclut que l'âge n'entraîne aucune différence dans les résultats. Ni le sexe ou l'orientation sexuelle. Le soutien de l'environnement est identifié comme le seul facteur significatif.

"La vaste majorité des gens gais “ne le sont pas” dans tous les milieux”, explique R. Ryan. «Les gens analysent leur environnement et déterminent ensuite s'il est sécuritaire ou non." Divulguer son orientation sexuelle, dans certaines situations, mais pas dans d'autres, n'a eu aucun effet sur la santé mentale, ce qui suggère que la sélectivité peut être ni utile, ni nuisible, concluent les auteurs.