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IMPLANTS MAMMAIRES PIP: 20 cas de cancer recensés en France par l'Afssaps

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 3 semaines
Sécurité sanitaire

3 cas de lymphome, 15 cas d’adénocarcinome mammaire, un cas de cancer du poumon, une leucémie aiguë myéloblastique, au total, ce sont 20 cas de cancer recensés par l’Agence sanitaire française Afssaps, sur des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP, au 30 décembre, soit 12 cas de plus en deux semaines. Pourtant, « pas de risque accru de cancer constaté chez les femmes porteuses de prothèses de marque PIP », avait écrit le Ministère le 23 décembre dernier, en précisant « en comparaison aux autres prothèses ».

Ces derniers cas de cancer recensés en France font donc état de 4 cancers ne touchant pas les seins (3 cas de lymphome et un de leucémie aiguë myéloblastique (LAM) une forme de cancer touchant les cellules de la moelle osseuse). S'ajoutent à ces 4 cas "hors cancers du sein", plus de 60 cas de lymphome identifiés au dernier rapport de la Food and Drug Administration dans le monde (Janvier 2011) dont l'Afssaps, tout comme la FDA reconnaissent qu'ils ne sont pas liés à un type d'implants spécifiques.


Les chiffres sont impressionnants. Selon l'AFP, 1.143 ruptures auraient été rapportées à l'Afssaps, 495 cas de réactions inflammatoires. 23 ruptures et 14 cas de "perspiration" du gel ont été découverts parmi les 672 retraits opérés à titre préventif. Plus de 2.500 plaintes ont été déposées à Marseille.

Désormais 300.000 femmes de 65 pays, sont directement touchées par l'affaire PIP, suite à la révélation de l'avertissement adressé en 2000 par la FDA à la société Poly Implant Prothèse pour nombreux manquements aux bonnes pratiques de fabrication, de conditionnement, de stockage et de contrôle de ses prothèses à base de solution saline. Précisément 30.000 femmes en France et 50.000 au Royaume-Uni sont porteuses des seules prothèses à base de gel de silicone. Au-delà se pose la question du risque de lymphome ou d'autres cancers, même si à ce jour les agences sanitaires jugent le premier très faible, le second inexistant. De 5 à 10 millions de femmes dans le monde seraient alors concernées.

Le Ministère de la Santé recommande depuis le 23 décembre aux femmes porteuses d'implants PIP, l'explantation de ces prothèses, même sans signe clinique de détérioration de l'implant. Cette décision durcit les précédentes recommandations de l'Afssaps mais demande également aux patientes de vérifier par elles-mêmes la marque de leur prothèses et à défaut d'information de faire « le premier pas », le cas échéant vers leur chirurgien.

Un numéro vert - 0800 636 636 – a été mis à disposition des patientes.

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