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MÉDECINE: Acupuncture, ostéopathie, tai-chi, des thérapies alternatives ou complémentaires?

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 1 semaine
Académie nationale de Médecine

Définitivement complémentaires, rappelle l’Académie nationale de Médecine. Acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi, des pratiques de plus en plus populaires au point qu’aujourd’hui, près de 4 français sur 10 y font appel, dont des patients atteints de cancer. Pourtant, ce ne sont pas des "médecines", mais des techniques de traitement pouvant intervenir en complément de la thérapeutique médicale proprement dite, précise encore l’Académie de Médecine. Un recours à ces thérapies doit donc rester conditionné à un diagnostic ou un avis médical et, faute de preuves scientifiques suffisantes à l’heure actuelle, ne doit pas être accepté comme traitement de première intention.

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Ces techniques autrefois plutôt pratiquées en secteur libéral, ont aujourd'hui trouvé « leur place » à l'hôpital. Ainsi, l'Académie recommande, en particulier, à l'adresse des hôpitaux et établissements de soins, que ces thérapies restent soumises à recensement, avis médical motivé, si possible réservées aux patients médicalement suivis, exercées par des professionnels de santé et sous contrôle médical, et évaluées régulièrement. Face à l'absence de données sur leur efficacité et leurs éventuels effets indésirables, l'Académie engage également les établissements à évaluer les résultats de ces traitements complémentaires dans le cadre d'essais cliniques, uni ou multicentriques. Ainsi, l'hôpital pourrait devenir un lieu d'évaluation privilégié, contribuant à terme à l'élaboration d'un guide de bonnes pratiques destiné à tous les intervenants publics ou privés.


Les intégrer au programme des études médicales : Cependant, ces thérapies complémentaires pourraient aussi trouver leur place, avec leurs effets bénéfiques mais aussi leurs limites et leurs dangers dans le programme des études médicales, et dans le cadre des programmes de recherche hospitalo-universitaires afin de permettre, a minima, aux futurs praticiens de pouvoir répondre à leurs patients.

Réunir les données scientifiques : Globalement, face à l'engouement croissant vis-à-vis de ces thérapies non médicamenteuses, il s'agit de constituer peu à peu une base d'information scientifique et du public dont la mise à jour et l'évaluation des bonnes pratiques seraient assurées par la Haute Autorité de santé (HAS). Car si les études se multiplient sur l'acupuncture, l'hypnose, le tai-chi ou l'ostéopathie, leurs résultats restent très contradictoires. La nature même de ces pratiques rend difficile une évaluation irréprochable du bénéfice apporté qui varie en fonction de l'expérience et l'attention apportée par l'opérateur et la confiance qu'il inspire au patient. Dans quelle mesure l'effet placebo, est-il, à prendre en considération dans l'évaluation de ces pratiques ?

Des thérapies qui doivent définitivement rester complémentaires dans l'esprit de l'Académie puisqu'elle déconseille toute création d'un label ou d'un statut de praticien de thérapie complémentaire.

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