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ObÉpi 2012: Un Français sur 2 devrait perdre du poids

Actualité publiée il y a 9 années 1 mois 3 semaines
ObÉpi

7 millions de Français atteints d’obésité, c’est-à-dire dont l’IMC dépasse 30 kg/m2, c’est beaucoup, même si la tendance est à la décélération. Si ces résultats de l’étude ObÉpi, de Roche, se veulent rassurants, c’est tout de même près d’un Français sur 2 (47%) qui présente un surpoids et plus d’un Français sur 3 une adiposité abdominale. Bref, près d’un Français sur 2 devrait perdre du poids.

Cette nouvelle vague de l'enquête ObÉpi 2012 a été réalisée de janvier à mars 2012 auprès d'un échantillon de 27.131 individus âgés de 15 ans et plus, représentatif de la population française. Les personnes possédant un pèse-personne devaient se peser avant de répondre et les sujets de moins de 20 ans se faire mesurer afin de déterminer la valeur de l'indice de masse corporelle [IMC = poids (kg)/taille² (m)] de chacun des répondants. Le tour de taille a également été mesuré. Des questions supplémentaires par rapport aux enquêtes précédentes ont été posées sur les traitements cardiovasculaires, hypolipémiants, antidiabétiques, pour l'asthme, l'apnée du sommeil, l'arthrose, sur l'incontinence urinaire, les antécédents éventuels de chirurgie pour l'obésité et/ou consultations pour un problème de poids et sur la perception de la situation financière du foyer. En 2012, un Français sur 3 est en surpoids (25 ≤ IMC < 30 kg/m2) et 15% des Français présentent une obésité (IMC ≥ 30 kg/m2). Cela fait donc 45% des Français dont l'IMC est supérieure à 25. Certes, notre taille moyenne a légèrement augmenté, de 0,7 cm en 15 ans, mais notre poids moyen s'est alourdi de près de 4 kg et nous avons pris 5 cm de tour de taille. · La prévalence de l'obésité en France atteint désormais 15% en 2012 vs 14,5% en 2009, et si la tendance se poursuivait, elle atteindrait 30% d'ici 30 ans. En 15 ans, le nombre de personnes obèses a ainsi doublé, en particulier chez les jeunes femmes âgées de 18-25 ans. Ainsi, l'augmentation relative de la prévalence de l'obésité entre 1997 et 2012 est plus importante chez la femme (+89,2%) que chez l'homme (+62,5%). · Le tour de taille suit la même tendance et un Français sur 3 est désormais au-dessus du seuil NCEP, c'est-à-dire à partir duquel la perte de poids s'impose. Ainsi, chez les femmes, le tour de taille moyen a augmenté, régulièrement tous les ans et de 6,7 cm en 15 ans, passant de 79,8 cm en 1997 à 86,5 cm en 2012. Or, un tour de taille trop élevé, significatif d'une adiposité abdominale est associé à un risque accru de maladies cardio-métaboliques, d'insulino-résistance et de certains cancers. La prévalence de l'obésité augmente régulièrement avec l'âge mais l'augmentation la plus importante ces 3 dernières années est constatée chez les 18-24 ans (+ 35%). · La géographie de l'obésité suit toujours un gradient Nord-Sud avec des taux de 21,3% dans le Nord-Pas de Calais et 11,6% dans la région Midi-Pyrénées et un gradient Est–Ouest : 18,6% en Alsace et 12 % en Bretagne. · Sa sociologie reste liée et augmente avec l'appréciation des difficultés financières. Le taux d'obésité est en-dessous de la moyenne nationale chez les individus se déclarant « à l'aise », passe à 30% chez les individus disant « ne pas y arriver sans faire de dettes ». Quelques points rassurants : L'augmentation de la prévalence de l'obésité est en « décélération », et l'on n'observe plus d'augmentation de la prévalence de l'obésité de l'enfant dans notre pays depuis les années 2000.


Du côté des comorbidités,

· la prévalence de l'hypertension artérielle (HTA) traitée, en moyenne de 17,6% est multiplié par 2,3 chez les sujets en surpoids et par 3,6 chez les personnes obèses par rapport aux sujets dont l'IMC est inférieur à 25 kg/m².

· La prévalence des dyslipidémies (excès de cholestérol ou de triglycérides) en moyenne de 14 à 17% selon le sexe, est multipliée par 2,2 en cas de surpoids et par 2,7 en cas d'obésité.

· Environ 6% des Français sont diabétiques.

· Enfin, la probabilité d'avoir 3 facteurs de risque cardio-vasculaires traités chez les obèses est 14 fois plus importante que chez les sujets de corpulence normale, et 5 fois plus en cas de surpoids.

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