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VIRUS de Schmallenberg: 2 premiers cas recensés en France

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 3 semaines
Campagnes et Environnement, Anses, ECDC

La France vient au 26 janvier d’être, elle aussi touchée par le virus de Schmallenberg, avec 2 premiers cas recensés sur l’animal en Lorraine. Identifié pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne, le virus Schmallenberg, jusqu'alors inconnu, circule actuellement aux Pays bas, en Belgique et en Allemagne, touchant les animaux d’élevage, bovins et petits ruminants, provoquant diarrhées, avortements et jusqu’à des malformations fœtales. Avec encore un risque largement inconnu pour la santé humaine.

Plus de 100 foyers ont été identifiés en Europe selon le dernier point du 22 décembre de l'European Centre for disease Control and Prevention (ECDC). Malformation pour l'animal et craintes pour l'Homme compte-tenu de la parenté du virus avec d'autres souches dangereuses pour l'Homme. D'autant, que selon le rapport de l'Anses, du 24 janvier, « Il n'y a, pour l'heure, aucune restriction aux échanges d'animaux vivants et de leurs produits à partir des zones atteintes, ni aucune mesure de prévention et de contrôle préconisée ». Le virus Schmallenberg appartient à la famille des orthobunyavirus dont au moins 30 virus seraient associés à des maladies humaines (comme le Congo/Crimean hemorrhagic fever- visuel ci-contre). Le virus a d'abord détecté dans du matériel cérébral d'agneaux présentant des anomalies congénitales. Il est principalement transmis par des moustiques ou des moucherons, infectant une très grande variété d'animaux, dont le bétail, qui peuvent agir comme réservoirs amplificateurs. Alors qu'aucune mesure sur les échanges d'animaux vivants et de leurs sous-produitsn'a encore été arrêtée, des investigations épidémiologiques, immunologiques et microbiologiques sont en cours dans les pays touchés et la surveillance des animaux est renforcée dans les pays voisins. Il n'y a pas de cas documenté d'infection humaine par ce virus étroitement lié sur un plan génétique aux orthobunyavirus. Par conséquent, la maladie chez l'homme est peu probable, mais ne peut pas être exclue à ce stade, explique l'ECDC.


Surveillance en France et en Europe : Cependant, que ce soit en France, où collaborent la Direction générale de l'alimentation, l'Anses, la Société nationale des groupements techniques vétérinaires et d'autres institutions, ou en Europe, les services de santé humaine collaborent avec les services de santé vétérinaires pour assurer la détection rapide de toute évolution dans l'épidémiologie chez les animaux ou les humains et en particulier chez les personnes ayant des contacts étroits avec des animaux…

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