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ALZHEIMER, PARKINSON: De puissants anticorps thérapeutiques contre les plaques amyloïdes

Actualité publiée il y a 7 années 7 mois 1 semaine
PNAS

Ces chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute sont parvenus à développer des anticorps bien plus puissants que ceux du système immunitaire, capables, à faible concentration, d’empêcher la formation des protéines toxiques liés aux maladies d'Alzheimer et de Parkinson mais aussi au diabète de type 2. Il s'agit donc d'une étape importante vers la création de nouvelles molécules thérapeutiques pour prévenir ces maladies, une étape relayée dans l’édition du des Actes de l’Académie nationale des Sciences américaine (PNAS). Alors que l'apparition de ces maladies dévastatrices est associée à l'agrégation de protéines inappropriées en particules ou plaques nocives pour les cellules cérébrales (maladie d'Alzheimer et de Parkinson) et pancréatiques (diabète de type 2), ces anticorps, s’avèrent des armes prometteuses. Car si dans le cas des anticorps classiques, des concentrations élevées sont nécessaires pour inhiber complètement la formation de ces particules toxiques, ce n’est pas le cas de ces « nouveaux » anticorps.

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Un nouveau procédé, des anticorps plus puissants : Car l'équipe menée par le Pr Peter Tessier du Rensselaer Polytechnic Institute (Visuel ci-contre) a développé un nouveau procédé pour la création d'anticorps inhibiteurs plus puissants : Alors que les anticorps classiques se lient habituellement à une ou deux protéines, les anticorps créés se lient, eux, à 10 protéines par anticorps. Cette puissance accrue leur permet d'empêcher la formation des particules toxiques même à des concentrations anormalement faibles. Alors qu'aujourd'hui, la plupart des anticorps sont obtenus en exploitant le système immunitaire des rongeurs injectés avec une protéine cible, par exemple les protéines de la maladie d'Alzheimer, le nouveau procédé, radicalement différent, conçoit et crée des anticorps en fonction des propriétés de la protéine cible. «Il est extrêmement difficile d'amener des anticorps au cerveau. Moins de 5% d'une injection d'anticorps dans le sang d'un patient entrera dans le cerveau. C'est pourquoi nous avions besoin de fabriquer des anticorps aussi puissants que possible de sorte que la petite fraction qui atteint le cerveau puisse être suffisamment efficace contre la formation de plaques toxiques », explique le Pr Tessier. «Notre stratégie pour concevoir des inhibiteurs d'anticorps exploite les mêmes interactions moléculaires qui conduisent à la formation des particules toxiques et les anticorps obtenus sont des inhibiteurs bien plus puissants que les anticorps produits par le système immunitaire ».


Source: PNAS November 15, 2012, doi: 10.1073/pnas.1208797109 Rational design of potent domain antibody inhibitors of amyloid fibril assembly

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