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BLOC OPÉRATOIRE : La check-list, un an après...

Actualité publiée il y a 8 années 7 mois 2 semaines
MACSF

En janvier 2010, la réalisation de la check-list au bloc opératoire est devenue un critère exigible de la certification des établissements de santé. Ce nouvel outil, élaboré par la Haute autorité de santé (HAS) en concertation avec les professionnels concernés, avait pour vocation d'améliorer la sécurité du patient au bloc, notamment en diminuant la mortalité et la morbidité en lien avec la survenue de complications postopératoires. Plus d'un an après l'entrée officielle de la check-list dans les blocs opératoires français, quel bilan peut-on en tirer ?

· La check-list : un outil plébiscité, mais perfectible · Une version 2011 améliorée · Des déclinaisons par spécialités...voire par actes !


La check-list : un outil plébiscité, mais perfectible: Six mois après la mise en œuvre de la check-list, une enquête a été menée auprès des 8 781 médecins engagés au sein de 15 organismes agréés pour l'accréditation, avec un taux de réponse, significatif, de 21,6%. Le bilan est largement positif, avec toutefois quelques souhaits d'amélioration.

La quasi-totalité des médecins interrogés (99% !) confirme que la check-list est effectivement mise en œuvre au bloc, tous types d'activités et d'établissements confondus. En revanche, 35% d'entre eux disent n'avoir jamais participé de façon active à cette mise en œuvre, ne posant ni ne répondant à aucune des questions qui y figurent.

La réalisation de la check-list ne ralentit pas significativement l'activité au bloc, de l'avis de 62% des personnes interrogées. Pour un tiers d'entre elles, elle a déjà permis de détecter un événement porteur de risques. De manière générale, 81% des praticiens interrogés pensent que la check-list est un outil performant d'amélioration de la sécurité du malade, et 68% la considèrent comme applicable à d'autres spécialités.

En revanche, il ressort des réponses une mauvaise compréhension de la signification de certains items. La réponse par « oui » ou « non » génère un quiproquo : 53% pensent qu'il s'agit de la réponse directe à l'item, alors que pour 40%, le « oui » signifie simplement que l'item a bien fait l'objet d'une vérification. L'enquête révèle donc certains inconvénients de la check-list : « théâtralisation » du questionnement, nécessité de la présence de l'ensemble des intervenants au même moment, tâche perçue comme « administrative », inadaptation de certains items, voire inadaptation de la check-list dans son ensemble lorsqu'il s'agit d'interventions de courte durée.

Malgré son caractère globalement encourageant, cette enquête met l'accent sur certaines faiblesses de la check-list, que la HAS se devait de prendre en considération pour les atténuer ou les corriger.


Source :
MACSF Voir la suite de l'article sur le site macsf.fr (Visuels NHS)

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