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CANCER : Un patient sur 4 en manque d'information

Actualité publiée il y a 8 années 10 mois 3 semaines
Inserm- Medical Decision Making

Cette enquête publiée par l’Inserm et par la revue internationale Medical Decision Making met en évidence un manque d’information ressenti par les patients diagnostiqués avec un cancer. Plus intéressant encore, les disparités sociales sont significativement associées à des besoins d’information différents. Les auteurs suggèrent ici, aux équipes médicales d’accorder plus d'attention aux patients à niveaux inférieurs d’éducation, qu’ils estiment "largués" ("dropouts") du système de santé, a fortiori, lorsque l’objectif est -comme dans notre Plan Cancer- l’égalité d’accès aux soins et au conseil. Un patient sur 4 n’a pas suffisamment d’informations de la part de son médecin : Cette étude a été menée en France auprès de 4.270 personnes avec diagnostic d’un cancer. Ces patients en quête d’information ont alors recours aux médias, à leur entourage, aux associations de malades ou à un autre avis médical…

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3 comportements types de patients, en manque d'information, deux ans après l'annonce de leur cancer, ont été identifiés par l'équipe de l'Inserm: · Les patients contraints (12,5%) de rechercher l'information en raison de leurs difficultés de communication avec les équipes médicales. Ces patients contraints sont à 70% insatisfaits de l'information qui leur a été donnée. Ils appartiennent majoritairement aux catégories socioprofessionnelles les plus basses, et se reportent alors plutôt sur les médias (62,5%). Ils sont peu partie prenante dans le choix de leur traitement. · les patients typiques (12,5%) dont le médecin généraliste reste la principale source d'information, mas qui cherchent une information complémentaire auprès d'autres patients et associations ou médias. · les patients "initiés" (2,5 %), professionnels de santé eux-mêmes ou vivant dans un environnement familial médical. Un tiers (35,3 %) utilisent les médias et un sur dix seulement se tourne également vers des associations de patients.


Le droit des patients catégories socioprofessionnelles les plus basses à être informés clairement sur leur état, les investigations et les soins quoique de mieux en mieux reconnu dans les systèmes de santé des pays développés n'est donc pas toujours respecté. Pour les auteurs, un effort particulier doit être fait pour ces patients issus d'un milieu favorisé, par la remise de documents spécifique à leur cancer, par exemple, leur permettant aussi de participer plus largement aux choix thérapeutiques. En France, pourtant, de telles initiatives ont déjà été développées par La Ligue contre le cancer ou encore l'Association de Recherche sur le Cancer, elles ne sont pas suffisamment connues.

Source: Medical Decision Making, doi: 10.1177/0272989X11415114 “Heterogeneity of Cancer Patient Information-Seeking Behaviors

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