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DÉVELOPPEMENT: Les préjugés s'attrapent dès la petite enfance

Actualité publiée il y a 3 années 11 mois 3 semaines
Journal of Experimental Child Psychology

Intéressante étude de l’Université d'Otago (Nouvelle Zélande) qui souligne que les préjugés, ici anti-obésité, se développent dès le plus jeune âge. Un exemple d’absorption et d’adoption par les enfants, des attitudes sociales de ceux qui les entourent. Le rappel également d'une lutte à mener sur 2 fronts, contre la discrimination de l'obésité et contre l’obésité elle-même, selon ces conclusions présentées dans le Journal of Experimental Child Psychology.

Dès l'âge de 32 mois, les enfants vont donc adopter, en matière de « poids » les attitudes de leurs mères et, en particulier, leurs préjugés anti-obésité. Une discrimination, bien documentée comme associée à l'isolement social, à la dépression, à une faible estime de soi et une image corporelle négative, voire à des symptômes psychiatriques.


L'équipe a montré à 70 bébés des photos de personnes obèses et de poids normal au visage flouté de manière à mettre bien l'accent sur la silhouette. L'attitude des mères vis-à-vis de l'obésité a été évaluée par questionnaire. L'étude montre que,

· globalement, les enfants les plus jeunes âgés de moins d'un an préfèrent regarder les silhouettes rondes voire obèses, alors qu'au-delà de 2 ans et demi, la préférence va aux silhouettes normales.

· mais, surtout, la préférence de l'enfant de 2 ans est fortement liées aux éventuels préjugés maternels anti-obésité. « La corrélation est forte », écrivent les auteurs, « Plus la mère présente ce type de préjugé, plus les enfants détournent leur regard de la silhouette obèse pour le fixer sur la silhouette d poids normal ».

· Enfin, les facteurs de confusion possibles comme l'IMC des parents, l'éducation et même l'exposition à la télévision ne modifient en rien l'association entre préjugés maternels et préférence des enfants.

Les enfants absorbent et affichent très tôt les attitudes de ceux qui les entourent. Les parents se doivent donc de « refléter » des attitudes sociétales plus positives. Car l'étude démontre clairement que ce type de préjugé n'est pas inné, mais « socialement appris », et très tôt dans la vie, tout comme d'autres formes de préjugés.

Source: Journal of Experimental Child Psychology 11 November 2015 Toddlers' bias to look at average versus obese figures relates to maternal anti-fat prejudice

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