Vous recherchez une actualité
Actualités

Fast FOOD, fast DÉPRESSION

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 4 semaines
Public Health Nutrition

Ces scientifiques de l'Université de Grenade confirment le lien entre la restauration rapide et la dépression. Consommer des fast ou junk foods, des pâtisseries commerciales, des hot-dogs ou des pizzas augmente de 51% le risque (ou l’association ?) de dépression. Des conclusions publiées dans la revue Public Health Nutrition.

Les chercheurs des Universités Las Palmas de Gran Canaria et de Grenade vont même jusqu'à démontrer une relation dose-réponse. Plus on consomme de fast food, plus le risque de dépression est élevé, explique Almudena Sánchez-Villegas, l'auteur principal de l'étude.


Ceux-là mêmes qui se nourrissent de fast food sont plus susceptibles d'être célibataires, moins actifs et d'avoir au-delà de mauvaises habitudes alimentaires, un mode de vie peu sain. Leur régime alimentaire laisse de côté fruits, noix, poisson, légumes et huile d'olive. En revanche, ces consommateurs fument et travaillent plus de 45 heures par semaine…

Fast food associé à une augmentation de 42 à 51% du risque de dépression : Cette large étude a porté sur 8.964 personnes participant à l'étude SUN Project, jamais diagnostiquées avec la dépression ou sous antidépresseurs, et suivies sur plus de 6 mois. Parmi les participants, 493 ont été diagnostiquées avec une dépression ou ont commencé à prendre des antidépresseurs. De précédents résultats du SUN project avaient été publiés dans la revue PLoS One, mentionnant 657 nouveaux cas de dépression sur 12.059 personnes analysées sur plus de 6 mois. Les personnes consommant de la restauration rapide présentent un risque accru de 51% de risque de dépression dans cette nouvelle analyse, vs 42% dans la précédente.

Même en petite quantité…Le Dr Sánchez-Villegas conclut que si bien que d'autres études sont nécessaires, la consommation de ce type d'aliments doit être prise au sérieux et en considération compte-tenu de ses nombreuses implications sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires) mais aussi sur l'équilibre mental. « Même consommé en petites quantités, le fast food est lié à un risque significativement plus élevé de développer une dépression ».

La dépression affecte 121 millions de personnes à travers le monde. On en sait encore peu sur le rôle que l'alimentation dans le développement des troubles dépressifs. Des études antérieures suggèrent que certains nutriments ont un rôle préventif comme les vitamines du groupe B, les acides gras oméga-3 les acides gras et l'huile d'olive. Et le régime méditerranéen apparaît comme lié à un risque moindre de dépression.

Source: Public Health Nutrition DOI:10.1017/S1368980011001856 “Fast-food and commercial baked goods consumption and the risk of depression” (Visuel © Corinna Gissemann - Fotolia.com)

Lire : La « JUNK FOOD » : Une véritable addiction qui pousse à l'obésité -

Autres actualités sur le même thème

Pages