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Maladies AUTO-IMMUNES, DIABÈTE: La promesse de l'interleukine-2

Actualité publiée il y a 9 années 12 mois 2 jours
Inserm et NEJM

15 à 30.000 personnes infectées par le virus de l’hépatite C développent des complications auto-immunes atteignant les vaisseaux sanguins, appelées vascularites. Cette équipe française (Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, AP-HP, Université Pierre et Marie Curie, CNRS et Inserm) présente une approche thérapeutique novatrice, par faibles doses d’interleukine-2, pour cette complication auto-immune de l’hépatite C chronique. Ces résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine du 30 novembre 2011 ouvrent des perspectives nouvelles pour le traitement des maladies auto-immunes et inflammatoires.

Les patients atteints de vascularites induites par le VHC présentent un déficit en lymphocytes T régulateurs (Tregs). Ces cellules du système immunitaire luttent contre le développement des maladies auto-immunes. Les chercheurs constatent aussi que les patients guéris de leur hépatite C et de leur vascularite, présentent un taux des Tregs de retour à la normale.


Rétablir le taux des Tregs: L'approche thérapeutique, développée dans l'essai Anrs HC21 VASCU-IL2, visait donc à rétablir le taux des Tregs chez des patients atteints de vascularites liées à une hépatite C chronique. Il s'agissait donc de stimuler ces lymphocytes T régulateurs Tregs. Or, une molécule, l'interleukine-2 (IL-2) est évaluée depuis plus de vingt ans pour son effet, certes modeste, sur le renforcement des lymphocytes T. utilisée actuellement pour le traitement de certains cancers, l'IL-2 est dans ces cas administrée à fortes doses.

Ici, en administrant l'IL-2 à faibles doses afin de ne cibler que les Tregs, les chercheurs sont parvenus à obtenir une amélioration clinique marquée chez la majorité des 10 patients présentant des vascularites induites par une hépatite C chronique résistante à un traitement antiviral. 4 cures de 5 jours d'IL-2, à trois semaines d'intervalle, à des doses 10 à 20 fois plus faibles que celles habituellement utilisées en oncologie ont permis, après 6 mois de suivi, d'obtenir une stimulation significative des Tregs chez tous les patients et une amélioration clinique marquée chez 8 des 10 patients.

L'interleukine-2 à faibles doses ouvre donc de grands espoirs dans le traitement des maladies auto-immunes, comme le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaque, le lupus…. L'Inserm précise que des essais de traitement par l'IL-2 du diabète de type 1 sont déjà en cours à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

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