Vous recherchez une actualité
Actualités

OCYTOCINE: Hormone de la rivalité chez les hommes, de la proximité chez les femmes

Actualité publiée il y a 6 années 3 mois 3 semaines
Université d'Haïfa

L'ocytocine, aussi appelée hormone de l'amour, affecte le comportement social des hommes et les femmes différemment. Chez les hommes, elle améliore la capacité à identifier les rivalités alors que chez les femmes elle améliore la capacité à identifier la proximité. Ces conclusions, qui confirment celles de précédentes études, rappellent la propension féminine à un comportement communautaire et familial alors que les hommes sont plus dans une dynamique de compétition avec l’objectif d'améliorer leur statut social.


C'est en tous cas la conclusion du Professeur Simone Shamay-Tsoory du Département de psychologie de l'Université de Haïfa, auteur principal de l'étude, qui rappelle le rôle clé de l'ocytocine dans les interactions sociales, lorsqu'on tombe amoureux, éprouve un orgasme ou durant l'accouchement et l'allaitement. L'auteur confirme également la libération de l'hormone lors d'interactions sociales négatives confirmant l'étude récemment publiée dans Nature Neuroscience, qui associait l'ocytocine à de nombreuses émotions fortes, négatives comme positives.

Rivalité chez les hommes, proximité chez les femmes: Ici, les chercheurs ont étudié l'effet de l'ocytocine sur les interactions sociales, chez 62 hommes et femmes âgés de 20 à 37 ans qui ont soit reçu une dose d'ocytocine intranasale, soit un placebo.

Les participants ont été invités à analyser des interactions sociales présentées dans des vidéos.

Les résultats montrent que

· l'ocytocine améliore la capacité de tous les participants à mieux interpréter les interactions sociales en général,

· chez les hommes à interpréter et identifier les relations de rivalité ou de concurrence,

· chez les femmes à identifier correctement les liens de proximité et de parenté.

Des différences socio-comportementales entre les hommes et les femmes confirmées, ce qui s'explique, concluent les auteurs, par une alchimie de facteurs culturels et biologiques, dont hormonaux.

Autres actualités sur le même thème