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PRÉMATURITÉ: La survie reste rare avant 25 semaines

Actualité publiée il y a 4 années 9 mois 3 semaines
Inserm et JAMA Pediatrics

La survie des grands prématurés en France s’améliore selon cette première analyse des données de l’étude EPIPAGE 2, présentée par l’Inserm et publiée dans la revue JAMA Pediatrics. Comparées aux résultats de la cohorte EPIPAGE 1, la proportion des enfants nés en 2011 à partir de la 25ème semaine d’aménorrhée, ayant survécu sans être atteint par une pathologie néonatale sévère, a nettement augmenté. Néanmoins, la survie est toujours rare pour les enfants nés avant 25 semaines. Des données essentielles pour les équipes médicales dans la prise en charge des enfants et l’accompagnement des familles.

La durée moyenne normale d'une grossesse est de 40 semaines. On considère qu'un enfant naît prématurément avant 37 semaines d'aménorrhée (avant le début du 9ème mois de grossesse), la grande prématurité se situant entre 22 semaines (5 mois) et 31-32 semaines (7 mois). A ce jour, l'étude cohorte EPIFAGE, menée dans toutes les unités de maternité et néonatals en France suit plus de 4.000 enfants et depuis 2011.


Les chercheurs de l'équipe Inserm EPOPé -« Equipe de Recherche en Epidémiologie Obstétricale, Périnatale et Pédiatrique » du Centre de Recherche Epidémiologie et Statistique Sorbonne Paris Cité ont analysé, entre le 28 mars 2011 et le 31 décembre 2011, les données de près de 7.000 enfants prématurés (mort-nés et naissances vivantes). Soit, 2.205 naissances à 22 à 26 semaines, 3.257 à 27 à 31 semaines, et 1.234 à 32 à 34 semaines. L'objectif était d'apprécier la survie sans aucun des effets indésirables suivants: hémorragie intraventriculaire de grade III ou IV, leucomalacie périventriculaire kystique, dysplasie bronchopulmonaire sévère, rétinopathie du prématuré (stade 3 ou plus), ou entérocolite nécrosante (stades 2 et 3).

Les résultats montrent que 0.44% des naissances se produisent avant 27 semaines en France, 0.84% entre 27 et 31 semaines et 1.8% à 32-34 semaines.

Plus les enfants sont prématurés, plus le taux de survie diminue, soit,

· 0,7% avant 24 semaines,

· 31,2% à 24 semaines,

· 59,1% à 25 semaines,

· 75,3% à 26 semaines,

· 93,6% à 27 à 31 semaines,

· 98,9% à 32 à 34 semaines.

Les enfants prématurés restent à haut risque de complications néonatales, cérébrales, respiratoires et digestives en particulier et les taux de survie sans pathologie néonatale grave sont plus faibles. Les nourrissons sortis de la maternité sans pathologie néonatale grave représentent ainsi,

· 0% à 23 semaines,

· 11,6% à 24 semaines,

· 30,0% à 25 semaines,

· 47,5% à 26 semaines,

· 81,3% à 27 à 31 semaines,

· 96,8% à 32 à 34 semaines.

Une amélioration en France au-delà de 25 semaines : Par rapport à l'analyse des données d'Epifage1 (1997), la proportion de nourrissons survivants sans morbidité grave en 2011 a augmenté

· de 14,4% pour une naissance à 25 à 29 semaines,

· de 6% à 30 à 31 semaines,

· mais n'a pas changé significativement, en deçà de 25 semaines.

La survie des nouveau-nés prématurés nés à 25 à 31 semaines s'améliore en France, avec une réduction importante de la morbidité sévère, mais la survie reste rare avant 25 semaines. Des données indispensables pour les équipes de services de néonatalité, en ligne d'ailleurs avec une analyse publiée récemment dans les Anales de Pediatría, qui fixait à 26 semaines, l'âge gestationnel au-delà duquel le pronostic commence à s'améliorer.

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