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VIH et IST : La bactérie vaginale qui protège les femmes de l'infection

Actualité publiée il y a 4 années 10 mois 2 jours
mBio

Un type de bactéries vaginales qui protège les femmes contre le VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles (IST), c’est la découverte, exploitable, de ces chercheurs de l’University of North Carolina at Chapel Hill. Il s’agit d’un type particulier de Lactobacillus, la famille dominante dans le microbiote vaginal, « crispatus lactobacillus ». Une nouvelle voie ou cible donc, présentée dans la revue mBio, pour renforcer la barrière du mucus vaginal contre les agents pathogènes.

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Les chercheurs de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill ont identifié ce type de bactéries vaginales par analyse du mucus de 31 femmes en âge de procréer, via vidéomicroscopie à haute résolution. En suivant ainsi les particules fluorescentes de pseudovirus VIH dans le mucus, ils pouvaient vérifier si elles étaient « piégées » ou pouvaient se propager librement. Sam Lai, auteur principal de l'étude et professeur à l'École de Pharmacie de l'UNC et son équipe constatent alors qu'une espèce spécifique de Lactobacillus, crispatus lactobacillus, joue un rôle clé dans l'efficacité de la barrière de mucus contre le VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles.


Le risque d'infection à VIH d'une femme peut être affecté par le type de bactéries utiles présentes dans le mucus vaginal : «Nous constatons que certains micro-organismes, dont des espèces spécifiques de bactéries lactobacillus peuvent impacter directement la capacité protectrice du mucus cervico-vaginal », explique l'auteur.

Les chercheurs observent en effet 2 types distincts d'échantillons de mucus, l'un très efficace pour piéger le virus et l'autre pas du tout. Ils montent que cette capacité à piéger le VIH ne dépend pas du pH, du taux d'acide lactique ou du score de Nugent (prévalence des bactéries lactobacillus). En revanche, les niveaux d'acide D-lactique sont plus élevés dans le mucus « anti-VIH ». Or nous ne fabriquons pas naturellement l'acide D-lactique, ce qui suggère que des bactéries du mucus sont à l'origine de la différence.

Crispatus lactobacillus piège les virus : le mucus résistant est riche en crispatus, alors que le mucus vulnérable est dominé par lactobacillus iners ou gardnerella vaginalis (vaginose bactérienne). Ce résultat vient s'ajouter à d'autres travaux de la même équipe, comme livrer des anticorps directement aux muqueuses pour renforcer la barrière défensive du mucus. L'ensemble pourrait conduire à l'élaboration de nouvelles stratégies pour protéger les femmes contre le VIH.

Source: mBio 6 October 2015 doi: 10.1128/mBio.01084-15 Enhanced Trapping of HIV-1 by Human Cervicovaginal Mucus Is Associated with Lactobacillus crispatus-Dominant Microbiota (Visuel NIH)

Lire aussi: VIH: Ces cellules intestinales complices de l'infection-

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