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VIH: La PreP réduit le risque de moitié chez les usagers de drogues injectables

Actualité publiée il y a 5 années 5 mois 4 semaines
The Lancet

Nouvelle preuve, s’il en fallait de l’efficacité des antirétroviraux en prévention du SIDA, ou PreP, mais cette fois sur les usagers de drogues injectables, un groupe prioritaire pour la prévention de l’infection à VIH, avec cette étude publiée dans cette édition spéciale du 15 juin du Lancet, consacrée au VIH.


Le concept de prophylaxie pré-exposition (PrEP) à base de médicaments antirétroviraux (ARV), a pour principe à proposer à des personnes non infectées d'utiliser des traitements antirétroviraux pour se protéger du risque de contracter le VIH. De précédentes études ont montré l'efficacité de cette stratégie de prévention, tant chez les hétérosexuels que chez les homosexuels, ainsi que pour la transmission mère-enfant. En mai 2012, la US Food and Drug Administration (FDA) rendait un avis positif sur l'utilisation de Truvada (emtricitabine et ténofovir), en prévention de l'infection à VIH et, pour la France, le Conseil national du sida (CNS), un avis allant dans le sens du comité américain, relevant la nécessité d'un usage ciblé en fonction de situations à risque élevé. En juillet 2012, la FDA entérinait pour la PreP, le premier TARV pour cette indication, Truvada.

Cette étude du Bangkok Tenofovir Study Group (Thaïlande), s'est attachée à démontrer l‘efficacité de la PreP sur un groupe partiulièrement ciblé, les usagers de drogues injectables.

Il s'agit d'un essai en double aveugle randomisé, contrôlé par placebo, mené à travers 17 cliniques spécialisée en toxicomanie de Bangkok, auprès de 2.413 participants âgés de 20 à 60 ans, séronégatifs, et usagers de drogue au cours de l'année précédente. 1.204 participants ont reçu un TARV par ténofovir et 1.209 un placebo. Les participants bénéficiaient d'un dépistage du VIH tous les mois et de conseils personnalisés, d'évaluation de la charge virale sanguine tous les 3 mois, et recevaient également des préservatifs et un traitement de substitution par méthadone.

· 2 participants avaient le VIH lors de l'inscription et 50 ont été infectés au cours du suivi:

· 17 dans le groupe ténofovir, soit une incidence de 0,35/ 100 personnes-années,

· 33 dans le groupe placebo, soit une incidence de 0,68/100 personnes-années,

· soit une réduction de 48,9% de l'incidence du VIH avec le tenofovir.

· La survenue d'événements indésirables graves s'avère sensiblement la même entre les deux groupes.

L'étude confirme ainsi la grande efficacité de la PreP, ici via ténofovir par voie orale, chez un groupe à risque élevé, les usagers de drogues injectables.

Source: The Lancet 15 June 2013 doi:10.1016/S0140-6736(13)61127-7 Antiretroviral prophylaxis for HIV infection in injecting drug users in Bangkok, Thailand (the Bangkok Tenofovir Study): a randomised, double-blind, placebo-controlled phase 3 trial (Vignette The Lancet, visuel NIH)

CNS Synthèse de l'Avis

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