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ALCOOL, DROGUES: Un déficit permanent de performance sexuelle chez les hommes?

Actualité publiée il y a 6 années 9 mois 3 semaines
Journal of Sexual Medicine

L'alcool est la substance qui affecte le plus la capacité érectile chez l’Homme, nous apprend cette étude de l'Université de Grenade (Espagne), et de l'Université de Santo Tomas (Colombie) publiée dans le Journal of Sexual Medicine. Au-delà, toutes les drogues ont leur effet néfaste sur la performance sexuelle chez les hommes, et même après…une année d'abstinence.

Car les chercheurs précisent que les participants n'ont pas amélioré leurs performances sexuelles une année après avoir cessé de boire ou de consommer les autres substances étudiées. Un résultat qui vient contredire d'autres études qui suggéraient que les hommes pouvaient retrouver une performance sexuelle normale quelques semaines après l'arrêt de l'usage de drogues ou d'alcool.


L'étude a été menée auprès de 905 hommes dont 549 avec dépendance à l'alcool, la cocaïne, l'héroïne, au cannabis et au speedball (cocaïne et héroïne) et 356 hommes témoins, recrutés de septembre 2009 à janvier 2011 dans 9 centres de traitement des toxicomanies. Les chercheurs ont évalué 4 domaines de la performance sexuelle: le désir sexuel, la satisfaction sexuelle, l'excitation sexuelle et l'orgasme.

Les résultats montrent que, globalement,

· toutes les dimensions (plaisir, le désir, l'excitation et l'orgasme) ont été modérément altérées et le groupe d'étude, quelle que soit la substance consommée, présente une performance sexuelle diminuée soit modérément, soit sévèrement par rapport aux témoins.

· Globalement, le plaisir et l'orgasme sont les deux aspects de la sexualité les plus gravement altérés et par l'ensemble des substances étudiées.

Mais des différences sont observées en fonction de la substance « préférée ». Ainsi, le désir et l'excitation ne sont pas affectés par toutes les substances. Ainsi, sur l'analyse des effets des différentes substances sur la sexualité :

· L'usage de speedball et de cocaïne affecte surtout le plaisir sexuel et légèrement le désir sexuel, sauf en période de pic d'effet de la drogue.

· L'abus d'alcool affecte le plus l'excitation sexuelle ou la capacité érectile,

· L'usage d'héroïne nuit principalement à l'orgasme, mais c'est également le cas de la cocaïne, du speedball et de l'alcool.

Enfin, plus surprenant, l'effet de la toxicomanie sur la sexualité est présenté ici comme permanent : Ainsi, au moins après 2 semaines d'abstinence de drogues, aucune relation n'a été identifiée entre l'abstinence et l'amélioration de la fonction sexuelle. Quand cette évaluation est réalisée après 1 an d'abstinence, le groupe d'étude présente toujours un moins bon fonctionnement sexuel que le groupe de contrôle.

Source: The Journal of Sexual Medicine online: 23 OCT 2012 DOI: 10.1111/j.1743-6109.2012.02977 Effect of Drug Use and Influence of Abstinence on Sexual Functioning in a Spanish Male Drug-Dependent Sample: A Multisite Study (Visuel© evgenyatamanenko - Fotolia.com)

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