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BISPHÉNOLS: Après le BPA, le BPS, tout aussi redoutable

Actualité publiée il y a 7 années 9 mois 1 jour
Environmental Science & Technology

Cette nouvelle étude montre que l’exposition aux substances de substitution du BPA présentes dans les tickets de caisse, autres papiers et autres contenants serait bien plus nocive que l’ « ex-BPA » précédemment présent. Ces résultats apportent une première réponse au défi pour les industriels et les autorités sanitaires de trouver les « bons » matériaux de substitutions aux substances suggérées ou démontrées comme nocives pour la santé. Ces conclusions, publiées dans la revue Environmental Science & Technology de l’American Chemical Society

C'est très probablement la première analyse de la présence de bisphénol S (BPS) dans les papiers thermiques et recyclés et…monétiques.


Le Dr Kurunthachalam Kannan et ses collègues soulignent que les preuves de plus en plus nombreuses des effets toxiques du BPA ont incité les fabricants à remplacer le bisphénol A par le S, notamment dans les papiers thermiques et autres produits et contenants. Pourtant le BPS est étroitement lié au BPA, avec certains effets mimétiques des œstrogènes identiques, la question de savoir quelle substance est la plus sûre reste entière.

Dans la littérature scientifique, peu de données sur le BPS ont déjà été publiées, et notamment sur sa présence dans l'environnement, notent les auteurs qui ont analysé 16 types de papier couramment utilisés aux États-Unis, au Japon, en Corée et au Vietnam. L'étude a détecté du BPS dans la plupart des papiers analysés dont 87% des échantillons de chèques et 52% des échantillons de papier recyclé. Les chercheurs confirment le risque d'absorption par la peau. -Rappelons qu'une étude de l'INRA de 2010 avait déjà démontré que le BPA peut pénétrer l'organisme humain par la barrière cutanée donc par contact régulier avec des tickets de caisse ou des reçus de cartes de crédit-.

L'exposition au PS serait en fait bien plus élevée: Les chercheurs estiment que l'absorption de BPS par la peau serait aujourd'hui 19 fois plus élevée que celle du BPA. Et les personnes en contact avec le BPS à titre professionnel seraient encore bien plus exposées.

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