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CO-SLEEPING: 5 fois plus de risque de mort subite du nourrisson

Actualité publiée il y a 5 années 6 mois 3 semaines
BMJ Open

Dormir avec son bébé multiplie par 5 le risque de mort subite du nourrisson. La conclusion de cette étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, publiée dans le British Medical Journal (BMJ) Open est une nouvelle fois une condamnation sans appel de cette pratique répandue surtout chez les mères qui allaitent leur bébé. Le co-sleeping est donc dangereux, et même… si les parents ne fument pas.


Il y a pourtant consensus ! La mort subite du nourrisson ou syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) ou mort inattendue du nourrisson est toujours une cause majeure de décès chez les bébés de moins de 1 an dans les pays à revenu élevé. Dormir avec son bébé augmente le risque de SMSN si les parents fument, ou si la mère a consommé de l'alcool ou de la drogue. Reste-t-il encore un débat sur le partage de lit avec son bébé, lorsque ces facteurs ne sont pas réunis ?

S'il en restait un, cette très large étude, qui a examiné les dossiers individuels de 1.472 cas de mort subite du nourrisson et 4.679 cas témoins, consolidés à partir de 5 études, conclut que le risque de mort subite du nourrisson chez les bébés allaités de moins de 3 mois augmente fortement, même si les parents n'ont pas de comportements à risque.

· C'est un risque multiplié par 5 en comparaison de celui d'un bébé qui dort dans son propre lit (et sur le dos bien sûr).

· Le co-sleeping concerne 22,2% des cas et 9,6% des témoins,

· 81% des cas de mort subite chez les bébés de moins de 3 mois sans autres facteurs de risque pourraient être évités si le co-sleeping était évité.

· Enfin, cela ne minimise en aucun cas le risque, que de constater, aussi, que le risque associé au co-sleeping diminue à mesure que le bébé grandit, et que le pic du risque se situe lorsque le bébé est âgé de 7 à 10 semaines.

Plus de la moitié des cas de SMSN surviennent avec le co-sleeping: Le Pr Bob Carpenter de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, auteur principal de l'étude explique, qu'au Royaume-Uni plus de la moitié des cas de mort subite du nourrisson surviennent avec le co-sleeping.

En France, les données du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l'Inserm, nous renseigne sur les taux de mortalité infantile (TMI) selon l'âge. En 2000 le TMI pour 100 000 était de 451 entre 0 à 1 an ; 25,1/100 000 de 1 à 4 ans ; 12,6 de 5 à 9 ans et de 16,0 de 10 à 14 ans. Parmi ces décès, la mort subite du nourrisson est à l'origine d'environ 400 décès par an en France et reste la principale cause de décès chez les nourrissons âgés de moins d'un an. Elle frappe un bébé sur 2.000 en moyenne.

Informer encore et encore les parents des risques de dormir avec leur bébé, doit être une priorité au même titre que de préconiser le couchage sur le dos, expliquent les auteurs. Il faut expliquer aux parents qu'ils peuvent prendre leur enfant dans le lit pour quelques instants de chaleur ou pour l'allaitement mais que l'enfant doit être ensuite replacé dans son lit. 40% de ces décès pourraient ainsi être évités.

Source: BMJ Open Doi :10.1136/bmjopen-2012-002299 Bed sharing when parents do not smoke: is there a risk of SIDS? An individual level analysis of five major case-control studies (Visuel © WavebreakMediaMicro - Fotolia.com)

Accéder au Dossier « Mort inattendue du nourrisson » de Santé log Petite Enfance- Pour y accéder, vous devez être inscrit et vous identifier

Lire aussi : Mort inattendue du NOURRISSON : Un quart des décès lié à un problème de couchage -

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