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CORONAVIRUS MERS-NCoV: Premier cas confirmé en Italie

Actualité publiée il y a 5 années 11 mois 3 semaines
OMS

En Europe, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni avaient déjà notifié des cas confirmés en laboratoire d’infection au nouveau coronavirus MERS-NCOV. Le ministère de la Santé italien vient de notifier à son tour à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) un premier cas confirmé chez un homme de 45 ans revenant de Jordanie. Au 1er juin, l’OMS a été informée de 51 cas confirmés, dont 30 décès, soit un taux de létalité de près de 60%.

Le patient italien, rentré dans son pays le 25 mai avec des symptômes de toux et la fatigue est actuellement hospitalisé, dans un état stable.


La grande majorité des cas sont originaires de pays du Moyen-Orient, de Jordanie, du Qatar, d'Arabie saoudite –où 3 nouveaux décès viennent récemment d'être recensés- et des Émirats arabes unis. En France, Tunisie et au Royaume-Uni, des cas de transmission locale limitée chez les patients qui n'avaient pas été au Moyen-Orient montrent qu'un contact étroit peut permettre une transmission interhumaine du virus.

Le réservoir du virus reste inconnu, tout comme le nombre de cas à forme plus bénigne d'infection. Le profil de susceptibilité type s'oriente plutôt vers des hommes plus âgés, souvent atteints d'autres maladies. Bien que les chauves-souris restent la source la plus probable, cependant, l'expérience du SRAS suggère que l'exposition et l'infection puissent résulter d'une contamination de l'environnement ou de contacts avec des animaux hôtes intermédiaires et non pas directement de contacts avec les chauves-souris. MERS-NCoV est capable de pénétrer les cultures épithéliales bronchiques humaines mais, comme le SRAS, le virus semble être sensible au traitement par interférons et, d'après les dernières études de laboratoire avec une susceptibilité à l'interféron-alpha (IFN-α) 50 à 100 fois supérieure que le SRAS.

Sur la base de la situation actuelle, l'OMS encourage tous les États Membres à maintenir leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et les établissements de santé à appliquer systématiquement les mesures de prévention et de lutte contre les infections. Mais l'OMS ne conseille toujours pas de procédure de détection particulière aux points d'entrée, ni l'application de restrictions aux voyages ou au commerce.


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