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ÉPILEPSIE: 25 mutations identifiées ouvrent la voie au diagnostic et à de nouveaux médicaments

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 1 semaine
Nature

25 nouvelles mutations identifiées sur 9 gènes clés, associées à une forme dévastatrice d'épilepsie infantile, viennent d’être découvertes par cette équipe internationale de l’Université de Californie - San Francisco (UCSF). Parmi ces découvertes, 2 gènes qui n’avaient jamais été associés auparavant à cette forme d'épilepsie et une majorité de mutations génétiques impliquées sur un petit nombre de voies cellulaires. Des conclusions, publiées dans l’édition du 11 août de la revue Nature qui vont favoriser le développement de tests de diagnostic et de traitements ciblés.

Cette équipe mondiale du « San Francisco Epi4K Consortium & Epilepsy Phenome/Genome Project », menée ici par le Dr Daniel Lowenstein, un neuroscientifique de renom spécialiste de l'épilepsie et par le Dr Ruben Kuzniecky, de l'Université de New York, qui supervise le Phenome / Genome Project, vient, avec l'identification de nouveaux gènes-clés impliqués dans l''épilepsie infantile sévère, d'ouvrir d'importantes perspectives dans son diagnostic et sa prise en charge. Alors que, rappellent les auteurs, plus d'un tiers des patients atteints d'épilepsie ne sont pas traitables avec les médicaments existants.


L'équipe a travaillé sur les formes les plus sévères de la maladie, appelées encéphalopathies épileptiques (EE), qui touchent environ un sur 2.000 enfants, souvent avant leur premier anniversaire. Des enfants souvent également atteints d'autres handicaps graves, dont l'autisme ou les troubles cognitifs, sans que ce lien puisse être expliqué. Les chercheurs ont suivi la piste de mutations de novo, par séquençage de l'exome (l'ensemble des parties des gènes qui codent pour les protéines), sur des enfants atteints d'épilepsie infantile et de syndrome de Lennox-Gastaut mais n'ayant aucun parent touché. En comparant les résultats à des milliers de personnes non épileptiques, l'analyse révèle 439 nouvelles mutations dans l'enfance, avec 181 enfants présentant au moins une mutation. 9 gènes regroupent les mutations identifiées chez 2 enfants avec EE et 5 de ces gènes avaient déjà été identifiés lors de précédentes études portant sur les EE. 2 gènes (GABRB3 et ALG13) n'avaient jamais été associés à EE.

Alors qu'il n'existe encore aucun médicament disponible qui cible les causes moléculaires de la maladie, ces résultats vont pouvoir être très vite exploités dans des tests de diagnostic pour nourrissons mais aussi pour développer de nouveaux traitements.

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