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GÉNÉRIQUES: Une politique de prix à la française?

Actualité publiée il y a 8 années 10 mois 2 semaines
Assurance Maladie

Baisser les prix des génériques, c’est ce que souhaiterait l’Assurance Maladie. Car selon la CNAM, nos voisins seraient de 30% à 3 fois moins chers. Conséquence, en France, les ventes de génériques stagnent aujourd’hui à seulement 11% des ventes de médicaments (en valeur). Baisser les prix, pour relancer les ventes, pourrait permettre de faire plusieurs centaines de millions d’économies. En Allemagne par exemple, où la concurrence entre laboratoires sur la base d’un remboursement unique pour un même SMR, 2 boîtes de médicaments sur 3 sont des génériques, en France, ce n’est qu’une boîte sur 5.

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Si en 2002, le marché des génériques était quasi inexistant en France, soit moins de 10 % des ventes de médicaments en volume et moins de 5 % en valeur, aujourd'hui, il atteint péniblement les 10,9% en valeur.


Les génériques, une boîte sur 5 en France: Si l'économie générée par les génériques s'est élevée à 1,8 M€ en 2010, la pénétration des génériques stagne en France à un niveau nettement inférieur de celui de nos voisins, soit, selon le rapport de la Cour des Comptes, 3 fois inférieur à celui observé en Allemagne ou au Royaume-Uni. 2 boîtes de médicaments sur 3 sont des génériques, en Allemagne. En France, ce n'est qu'une sur 5. Certaines classes thérapeutiques, comme les IPP ou les statines verraient ainsi la part de leurs génériques chuter.

Une question de prix? Selon la CNAM, nos voisins seraient de 30% à 3 fois moins chers. C'st une question de concurrence. En France, la politique de tarifs forfaitaires de responsabilité (TFR) unique pour un princeps et ses génériques est appliquée à un nombre limité de produits, dont la valeur est généralement assez faible. En Allemagne, c'est le cas pour tous les médicaments. Les caisses appliquent un niveau unique de remboursement pour un effet thérapeutique (ou un SMR) comparable. Les fabricants restent libres de fixer le prix qu'ils souhaitent et la différence entre le prix et le remboursement reste à charge du patient. Les laboratoires pharma sont donc directement en concurrence.

Mais pas seulement : D'autres « phénomènes » viennent contrer le développement des génériques. Ainsi, depuis 2002, de nombreuses classes thérapeutiques ont vu se développer des « contre-génériques». On peut ici donner l'exemple de Plavix® dont le brevet tombait à échéance en 2009 et laissait espérer le lancement des génériques et une économie liée importante, mais en janvier 2010, un nouveau concurrent, moins cher que Plavix® mais deux fois plus coûteux que ses génériques arrivait sur le marché.

Par ailleurs, basé sur une incitation quasi-exclusive des officines à la vente, le développement des génériques en France a négligé le pouvoir de substitution des médecins au départ réticents.

Enfin, l'élargissement du répertoire, pourrait aussi favoriser son développement.

En conclusion, l'économie sur les dépenses de santé, qui passe par le médicament, passe par le générique, dont le développement reste aujourd'hui une priorité. Baisser le prix des génériques permettrait d'augmenter la substitution et…les économies.

Lire aussi: MÉDICAMENT : Les génériques vers un second souffle?

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