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MIGRAINE: Google et Twitter pour mieux la comprendre

Actualité publiée il y a 6 années 9 mois 5 jours
Cephalalgia

Symptômes, effets sur la qualité de vie, facteurs déclenchants de crises, Google et Twitter pourraient nous en apprendre beaucoup sur la migraine. Les recherches et les tweets plus nombreux en début semaine et avant de partir travailler, aussi. Ces chercheurs de Harvard qui se sont prêtés à l’exercice parlent d‘une véritable mine d’informations. Quelques conclusions, publiées dans la revue scientifique spécialisée Cephalalgia, qui apportent de nouvelles preuves à l’utilisation de ces nouveaux médias à des fins épidémiologiques. Car, tout particulièrement quand la migraine leur « prend la tête », les gens se tournent maintenant vers Google et Twitter et leurs tweets et leurs recherches permettent de mieux comprendre comment migraine et céphalées se développent et comment elles affectent le quotidien. Le Dr Clas Linnman, auteur principal de l'étude et professeur de médecine à la Harvard Medical School et des chercheurs du Boston children Hospital ont analysé les recherches Google effectuées entre janvier 2007 et juillet 2012. Son équipe comptabilise un plus grand nombre de recherches pour "migraine" en semaine que le week-end ou les jours fériés. La même tendance est observée sur Twitter. Un pic est même identifié dans la semaine de travail, durant la journée du mardi. A contrario, le vendredi est le jour à incidence la plus faible.

Mais à quelle heure ? Les migraines apparaissent les plus fréquentes entre 5 et 8 heures du matin –juste avant de partir au travail- c'est ce que les chercheurs considèrent comme la période de pointe des crises de migraine. Mais le weekend, c'est plutôt vers 9H30 du matin. Et c'est plutôt le terme « mal de tête » qui revient 6 fois plus que « migraine » qui est l'objet de toutes les recherches.


Une véritable mine d'informations : L'examen des tweets permet d'identifier les symptômes, les durées et répétition des crises, les effets négatifs sur la qualité, les médicaments utilisés et aussi les causes suspectées. P.J. Skerrett, directeur de la rédaction de la newsletter de Harvard qui commente ces résultats parle d'un véritable « trésor d'informations » pour les chercheurs qui travaillent sur la migraine.

Ces derniers qui effectuent actuellement l'analyse approfondie des séries chronologiques de Tweets par patient/usager migraineux, seraient aujourd'hui capables d'identifier, pour un individu, les déclencheurs des crises, comme la privation de sommeil, le stress ou le régime alimentaire.

Source: Cephalalgia November 7, 2012, doi: 10.1177/0333102412465207 Migraine Tweets – What can online behavior tell us about disease? (Visuel © Kurhan - Fotolia.com)

Sur Google et santé, la Migraine

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