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STRESS et DÉPRESSION pourraient rétrécir le cerveau

Actualité publiée il y a 9 années 1 mois 2 semaines
Nature Medicine

Ces chercheurs de la « Yale » sont convaincus que les personnes qui souffrent de stress chronique et de dépression subissent une perte de volume du cerveau, ce qui contribue au développement de leurs troubles affectifs et cognitifs. Mais pour quelle raison ? C’est l’objet de cette recherche publiée dans l’édition du 12 août de la revue Nature Medicine qui identifie un interrupteur génétique qui déclenche une perte de connexions cérébrales qui elle-meme entraîne une perte de masse cérébrale.

Une perte de la masse cérébrale dans le cortex préfrontal : Les auteurs montrent que l'interrupteur génétique réprime l'expression de plusieurs gènes nécessaires à la formation des connexions synaptiques entre les neurones, ce qui contribue à la perte de la masse cérébrale dans le cortex préfrontal. « Nous avons voulu vérifier que le stress entraîne une perte de synapses chez les humains», explique l'auteur principal Ronald Duman, professeur de psychiatrie, de neurobiologie et de pharmacologie. « Nous montrons que les circuits normalement impliqués dans l'émotion et dans la cognition sont perturbés lorsque ce facteur de transcription unique est activé ».


liée à une perte de synapses : Pour parvenir à ces conclusions, l'équipe a analysé les tissus cérébraux de patients déprimés et non déprimés et étudié l'activation des gènes. Les cerveaux de patients déprimés présentent des niveaux inférieurs de l'expression des gènes nécessaires pour au fonctionnement des synapses. 5 de ces gènes sembles régulés par un facteur de transcription unique appelé GATA1. Lorsque le facteur de transcription est activé, sur l'animal, les chercheurs identifient des symptômes de dépression (depressive-like symptoms, suggérant que GATA1 joue un rôle non seulement dans la perte de connexions entre les neurones, mais aussi dans la dépression. Les scientifiques pensent que des variations génétiques de GATA1 pourraient permettre de détecter les personnes à risque élevé de dépression ou de vulnérabilité au stress.

En parvenant à renforcer les connexions synaptiques avec de nouveaux médicaments ou même la thérapie comportementale, les auteurs espèrent même développer des thérapies plus efficaces que les antidépresseurs.

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