Vous recherchez une actualité
Actualités

CANCER du SEIN: Dépistage stable en France sur fond de controverse

Actualité publiée il y a 8 années 5 mois 2 semaines
InVS

La participation de la population féminine cible du dépistage généralisé du cancer du sein, par mammographie, est restée stable en 2011, déplore quelque peu l’Institut de veille sanitaire qui rappelle que le plan cancer 2009-2013 avait fait de l’augmentation de 15% de la participation au dépistage , une de ses ambitions phares. Dans le cadre de cette stabilité nationale, avec une participation moyenne de 52,7%, de fortes disparités régionales transparaissent dont un taux à Paris qui peine à atteindre les 28%. Ces résultats, insuffisants, dans le cadre de la stratégie française actuelle de dépistage, sont publiés alors que dans d’autres pays, le principe même du dépistage organisé du cancer du sein est de plus en plus controversé.

CORONAVIRUS

TENA soutient les aidants
familiaux et leurs proches

Nous soutenons les aidants familiaux et leurs proches pendant cette période difficile. Cliquez ici pour retrouver nos conseils et astuces simples sur l'hygiène.

Le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein en 2011 suit la même tendance à la stabilité observée depuis 3 années. Ainsi, en 2011, 2.400.000 femmes ont eu recours au dépistage organisé du cancer du sein, vs 4,8 millions de femmes invitées âgées de 50 à 74 ans, soit 52,7 % de la population cible.


Un taux de participation insuffisant, selon l'InVS : Généralisé à l'ensemble du territoire en 2004, ce dépistage concerne de plus en plus de femmes mais son taux de participation en augmentation jusqu'en 2008 a atteint depuis un palier ne parvenant pas à excéder les 53%, bien en deçà de l'objectif européen de 70%. De plus la participation au dépistage organisé reste inégale selon les régions allant de taux à 60% (Pays-de-la-Loire, Limousin, Bretagne, Centre) à 27,4% à Paris, où la participation au dépistage reste la plus faible. Alors que 10% de la population cible effectue un dépistage individuel « de son côté », l'InVS conclut donc à un taux global de 65% toujours inférieur à l'objectif européen.

La France reste très favorable à ce programme de dépistage généralisé et gratuit, bénéficiant d'une double lecture des mammographies. Mais, ces dernières années, tant aux Etats-Unis qu'au Royaume-Uni, ce dépistage systématique du cancer du sein est remis en cause en raison de son risque de sur-diagnostic et de sur-traitement et du peu d'impact du dépistage en termes de mortalité. La dernière étude en date, publiée il y a quelques jours dans les Annals of Internal Medicine indique que dépister par mammographie 2.500 femmes permettrait d'éviter un décès par cancer du sein.

Source : InVS et Annals of Internal Medicine 2012 156:536-537 « Overdiagnosis of Invasive Breast Cancer Due to Mammography Screening: Results From the Norwegian Screening Program

Lire aussi : DÉPISTAGE du CANCER: Après le PSA pour la prostate, la mammographie en question

Accéder à toutes les actualités sur le dépistage par Mammographie

Autres actualités sur le même thème