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La DÉPRESSION chez l'enfant, signe de risque cardiaque chez l'adolescent

Actualité publiée il y a 5 années 8 mois 2 semaines
American Psychosomatic Society

Cette étude vient confirmer un lien déjà évoqué entre la dépression et les maladies cardiaques. Mais, si l’on savait déjà que des adultes déprimés sont à risque accru de crise cardiaque, ces chercheurs de la Washington University School of Medicine montrent que ce facteur de risque cardiaque peut apparaître très tôt dans la vie. Ils rappellent aussi que des enfants déprimés vont devenir des ados plus susceptibles de fumer, de mener une vie plus sédentaire et d’être atteints, finalement, d’obésité. Cette équipe de la Washington University School of Medicine à St. Louis et de l'Université de Pittsburgh vient de présenter ses conclusions, le 15 mars, à la réunion annuelle de l’American Psychosomatic Society (Miami). Ils qualifient leur résultat « d’inquiétant », alors que d’autres études ont confirmé le lien étroit entre l’existence de facteurs de risque cardiaques à l’adolescence et le développement d’une maladie cardiaque et le risque de décès à l'âge adulte. Le Dr Robert M. Carney, professeur de psychiatrie à l'Université de Washington rappelle aussi le lien entre dépression et tabagisme et le risque double chez des adolescents qui fument de décéder avant l'âge de 55 ans…

Les chercheurs ont suivi ici 550 enfants participant à une étude (2004) portant sur la génétique de la dépression. Au départ de l'étude, ces enfants étaient âgés en moyenne de 9 ans. 201 avaient des antécédents de dépression clinique, leurs 195 frères et sœurs, également participants, n'avaient jamais souffert de dépression et 161 enfants « témoins » n'avaient aucun antécédent. En 2011, à l'âge de 16 ans, les enfants ont été interrogés à nouveau, en particulier sur les habitudes tabagiques, leur activité physique, et leur obésité a été relevée. · Parmi les enfants déprimés à 9 ans, 22% sont devenus obèses à 16 ans, · seuls 17% de leurs frères et sœurs (non déprimés à 9 ans) étaient obèses, · le taux d'obésité s'élève à 11% chez les enfants non apparentés qui n'ont jamais souffert de dépression. · Les mêmes tendances sont constatées pour le tabagisme et l'activité physique : Un tiers des enfants déprimés sont devenus des fumeurs quotidiens, vs 13% de leurs frères et sœurs et 2,5% dans le groupe témoin. Enfin, les adolescents ayant souffert de dépression sont les plus sédentaires. Après ajustement avec les autres facteurs de confusion, ces tendances sont encore plus prononcées.


Dépression et prévalence de facteurs de risque cardiaque : Les facteurs de risque de maladies cardiaques s'avèrent enfin plus fréquents chez les enfants qui ont été déprimés qu'ils le soient ou non encore au moment de la seconde interview et les résultats suggèrent que toute l'histoire de la dépression dans l'enfance semble influer sur la présence de facteurs de risque cardiaque à l'adolescence. « La dépression semble venir d'abord et joue un rôle important. Il peut y avoir aussi des influences génétiques qui donnent lieu à la fois à la dépression et aux maladies cardiaques, ou tout du moins à ces types de comportements à risque cardiaque… », concluent les auteurs.

Source: Annual meeting of the American Psychosomatic Society via Washington University Depression in kids linked to cardiac risks in teens (Visuel@ Washington University School of Medicine)

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