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Le virus SCHMALLENBERG envahit l'Europe: Point sur les zones de risque

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 2 semaines
ECDC- DEFRA

En date du 25 Janvier, l’infection au virus Schmallenberg a été détectée sur des bovins, des moutons et des chèvres aux Pays-Bas, Allemagne, Belgique et plus récemment chez le mouton au Royaume-Uni. De premiers cas sont recensés en France. Le nouveau virus Schmallenberg détecté depuis début novembre 2011, au départ sur des bovins en Allemagne, responsable de graves malformations sur l’animal, avait fait l’objet d’un premier point de l’European Centre for Disease Control (ECDC) en décembre dernier. L’ECDC confirme aujourd’hui une surveillance renforcée face à de nombreuses inconnues : l'étendue et l'impact de l'infection qui ne peuvent être estimés à l'heure actuelle, l’absence à ce jour d’une méthode de détection, le risque éventuel pour la santé humaine. Pourtant, aucune restriction commerciale n’a été mise en place.

Le virus Schmallenberg, de la famille des orthobunyavirus, a été détecté en Allemagne, puis aux Pays-Bas, où des agneaux infectés in utero, ont présenté des malformations congénitales. Selon les données actuelles, précise l'ECDC, il n'est pas possible d'exclure une relation de cause à effet entre la détection de ce nouvel orthobunyavirus et les symptômes cliniques observés dans de nombreux foyers chez les bovins et sur le petit bétail. Les signes cliniques chez les bovins adultes sont la fièvre, la diarrhée et un rendement en lait réduite.


A l'heure actuelle, l'ampleur réelle de la diffusion du virus Schmallenberg en Europe n'est pas connue : L'OIE (the World Organisation for Animal Health) a déclenché une alerte au 24 janvier, concernant 600 cas suspects au Royaume-Uni, dont 24 cas confirmés (dont 24 décès). Le Department for Environment Food and Rural Affairs britannique, dans son dernier bilan, réalisé sur la base des données de l'OIE et des différents ministères européens en charge, déclare que plus de 240 fermes aux Pays-Bas ont aujourd'hui déclaré des agneaux difformes. Le virus serait donc présent dans la totalité des 12 provinces. En Allemagne, 3 régions sont affectées, la Rhénanie du Nord, la Westphalie, et la Saxe avec 6 fermes d'élevage de bovins et 16 d'élevages de moutons (Source : Institut Friedrich Loeffler, 2012).

Les zones de risque définies à partir des migrations de moucherons à partir des côtes de Belgique et des Pays-Bas sont le Sud-Est de l'Angleterre et des zones de risque élevé en France sont l'Alsace, la Lorraine, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Champagne Ardennes- En bleu sur la carte. (Source Ministère de l'Agriculture France, 2012). Aux dernières nouvelles, de premiers cas seraient rapportés en Lorraine.

Une capacité de diagnostic aujourd'hui très limitée : La détection du virus à ce jour reste complexe, la capacité de diagnostic étant actuellement limitée à la technique RT-PCR (reverse transcriptase polymerase chain reaction) qui consiste à extraire les ARN et les recopier in vitro en ADNc simple brin… un mode d'analyse encore peu au point pour ce virus, qui doit encore être validé, précise le Centre de surveillance européen. Un test de sérologie est en développement au Friedrich Loeffler Institute (FLI). Il permettra d'identifier puis de confirmer les nouveaux foyers et les zones géographiques infectées. Le FLI a d'ailleurs indiqué qu'il mettra à disposition de tous les Etats membres, protocoles et matériel viral, afin de faciliter l'avancée des recherches sur ce nouveau virus.

Le risque pour l'Homme : Jusqu'à maintenant, les orthobunyaviruses génétiquement semblables n'ont pas causé de maladie chez les humains. Il est donc peu probable que ce virus provoque une maladie chez les humains, mais l'ECDC ne l'exclut pas à ce stade. Pourtant, aucune restriction commerciale n'a été mise en place et ni de contrôle des exploitations infectées. Ce qui pourrait évoluer dans les prochains jours.

L'ECDC confirme que ses enquêtes épidémiologiques, immunologiques et microbiologiques, débutées en décembre, sont toujours en cours en Allemagne et aux Pays-Bas. Une collaboration entre les services de santé vétérinaire et humaine a été mise en place pour assurer la détection rapide de tout changement dans l'épidémiologie des animaux et des humains. La surveillance sanitaire des agriculteurs et des vétérinaires en contact étroit avec des animaux potentiellement infectés est renforcée ainsi que la surveillance des animaux dans les pays voisins.

Source: ECDC Epidemiological update du 25/01/12, OIE Schmallenberg virus in the United Kingdom, Ministère (français) de l'Agriculture Note de service du 4 janvier, DEFRA (Department for Environment Food and Rural Affairs) Updated Preliminary Outbreak Assessment in respect of the Smallenberg virus

Lire aussi: VIRUS de Schmallenberg: 2 premiers cas recensés en France

Le VIRUS Schmallenberg, qui déforme le bétail et inquiète l'Homme
(Vignette CDC
Congo/Crimean hemorrhagic fever de la famille des orthobunyavirus)

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