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MÉLANOME: Un nouveau médicament, le vemurafenib réduit de 63% le risque de décès

Actualité publiée il y a 8 années 3 mois 3 semaines
ASCO

Pour le traitement des patients souffrant de mélanome métastatique avec mutations dans BRAF V600. Ce sont les résultats de l’essai de phase III de Roche qui montrent une réduction de 63% du risque de décès et de 74% du risque de progression, avec vemurafenib par rapport à une chimiothérapie. Des résultats qui ouvrent une option personnalisée et un grand espoir aux patients atteints, présentés le 5 juin au congrès annuel l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) et publiés le même jour dans le New England Journal of Medicine.

Ce sont les résultats de l'étude de phase III (BRIM3) qui montre l'efficacité du vemurafenib (RG7204, PLX4032) sur la survie globale de ces patients, non préalablement traités et par rapport à la chimiothérapie. Dans l'étude, le risque de décès a été réduit de 63% pour les personnes qui ont reçu vemurafenib par rapport à ceux qui ont reçu une chimiothérapie ( [HR] = 0,37). En outre, le vemurafenib réduit significativement le risque de progression de la maladie de 74% par rapport à la chimiothérapie (HR = 0,26). Le taux de réponse (ceux qui ont vécu réduction de la tumeur) dans le groupe des patients qui ont reçu vemurafenib (48,4%) s'avère près de 9 fois plus élevé que dans le groupe ayant reçu une chimiothérapie (5,5%). Après six mois, 84% des patients qui ont reçu vemurafenib étaient encore en vie, comparativement à 64% des patients qui ont reçu une chimiothérapie. Le profil d'innocuité de Vemurafenib reste compatible avec les précédentes études cliniques.


Roche travaille actuellement à obtenir l'approbation pour vemurafenib et pour son test de diagnostic compagnon pour pouvoir offrir cette nouvelle option thérapeutique.

Vemurafenib est un «inhibiteur de BRAF, un traitement personnalisé expérimental conçu pour inhiber spécifiquement l'activité de la protéine mutante BRAF que l'on retrouve dans la moitié de tous les cas de mélanome, la forme plus meurtrière et la plus agressive de cancer de la peau. Un test de diagnostic compagnon permet d'identifier rapidement et de manière fiable les patients admissibles au traitement.