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POLLUTION des villes de France: Elle ampute nos vies de plusieurs mois

Actualité publiée il y a 8 années 2 mois 3 semaines
InVS

Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse, ces 9 villes représentent 12 millions d’habitants, un échantillon bien représentatif de la population urbaine française. Or toutes ces villes présentent des valeurs de particules et d’ozone supérieures aux valeurs guides recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 3.000 décès par an, des centaines d’hospitalisations, c’est ce que l’on pourrait éviter sur ce seul échantillon, si l’on ramenait le niveau de pollution en deçà des valeurs guide. Des conclusions inquiétantes de l’Institut de veille sanitaire qui analyse ici les résultats spécifiques de ces 9 villes françaises parmi les 25 villes européennes ayant participé à l’étude européenne Aphekom.

C'était déjà en mars 2011 avec les premiers résultats de l'étude Aphekom (Improving Knowledge and communication for Decision Making on Air Pollution and Health in Europe) un constat sans appel. Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique. Diminuer encore les niveaux de particules fines dans l'air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d'augmentation de l'espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé.


Des milliers de décès chaque année : Cette nouvelle analyse, pour la France, fait ressortir un enjeu en Santé publique qui se chiffre en milliers de décès chaque année, probablement aux alentours des 10.000, en centaines d'hospitalisations cardiaques et respiratoires. Ainsi sur ces seules 9 villes, ce seraient 360 hospitalisations cardiaques et plus de 630 hospitalisations respiratoires par an qui pourraient être évitées si les concentrations moyennes annuelles de particules fines respectaient la valeur guide de l'OMS (20 µg/m3). Une charge de 6 millions d'euros en dépenses de santé pourrait être évitée.

L'espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville si les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 respectaient la valeur guide de l'OMS (10 µg/m3). L'impact est donc indiscutable sur la santé des habitants et les efforts dans la mise en œuvre de politiques publiques d'amélioration de la qualité de l'air doivent être poursuivis.

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