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PROTHÈSES de HANCHE: Les porteurs de DePuy ASR rappelés par leur chirurgien

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 3 semaines
Afssaps

En réponse à l’affaire des prothèses de hanche ASR du fabricant DePuy rappelées en juillet 2010, l'Afssaps publie de nouvelles recommandations au 1er mars 2012, dans la lignée des recommandations britanniques de la veille. Les chirurgiens orthopédistes de vront rappeler leurs patients implantés avec ces prothèses pour contrôler le risque de complications. 380 personnes sont porteuses en France de ces prothèses métal sur métal (MoM) Ces recommandations interviennent, après, - un même historique de rappel aux Etats-Unis, de la société DePuy, ayant donné lieu au dépôt de 4.000 plaintes, - une première alerte au Royaume-Uni, par la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) sur ce même type de prothèse de hanche «métal sur métal» (MoM) de la marque DePuy, lié à la diffusion de particules de métal dans l’organisme, entraînant des effets sur les tissus mous et des symptômes de douleur, inflammation et handicap, poussant certains patients à boiter ou à s’immobiliser… - la publication d’une étude financée par les NIH américains, publiée dans la revue Science, démontrant la formation d’une couche solide, produite dans le corps, ressemblant plus à un lubrifiant industriel qu'à un liquide articulaire. - les récentes recommandations de la MHRA de contrôle annuel pour les patients britanniques implantés, - et en France, la constatation d’un taux de reprise sur ces prothèses supérieur au taux attendu.

Les patients avec ASR doivent revoir leur chirurgien : · Les porteurs d'ASR : Les travaux menés par un groupe d'experts ont amené l'Afssaps à préconiser un suivi particulier des patients porteurs de ce type de prothèse : leur chirurgien a reçu un courrier lui demandant d'informer ses patients et de les revoir pour détecter d'éventuelles complications (comme dans le cas des implants PIP). · Suivi habituel : Les nouvelles recommandations valent même en l'absence d'anomalie clinique ou radiologique et pour le suivi habituel des porteurs de prothèses de hanches : ces derniers doivent passer un examen clinique et radiologique à 3, 5, 7, 10 ans après leur intervention. · Un suivi particulier, annuel et prolongé jusqu'à 10 ans, est également recommandé pour les porteurs de prothèses dont la tête fémorale est d'un diamètre supérieur ou égal à 36mm, les patient dont les éléments de prothèse ne sont pas alignés de façon optimale et les patients souffrant d'insuffisance rénale : ces patients doivent passer un examen clinique et radiologique annuel (Jusqu'à 10 ans). · Les patients à anomalie clinique ou radiologique doivent passer un examen par scanner ou échographie.


Enfin, il n'y a pas de consensus sur l'intérêt clinique de dosages systématiques des ions métalliques cobalt et chrome dans le sang, précise l'Agence française, qui rappelle, tout comme l'Agence britannique, qu'à ce stade, il n'est pas possible d'établir un lien formel entre une anomalie clinique ou radiologique et un taux particulier d'ions métalliques mais que la constatation d'une hausse du

taux d'ions métalliques dans le sang peut être le signe d'une usure anormale de l'implant.

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