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Recherche sur le SIDA: Des chats trangéniques, mais pourquoi fluorescents ?

Actualité publiée il y a 10 années 2 mois 2 semaines
Nature Methods

Pouvoir stopper la transmission du virus du Sida chez les chats, c’est un premier pas, original, pour pouvoir, ensuite la stopper chez l’homme. Ce sont des chercheurs de la Mayo Clinic qui viennent de faire ce pas, en développant des chatons domestiques transgéniques et fluorescents, modifiés pour combattre le Virus de l'Immunodéficience Féline (VIF). Mais pourquoi fluorescent ?

Car les chercheurs ont lié, lors de la thérapie génique, le gène comportant la protéine flurorescente au gène porteur d'une protéine antivirale pour pouvoir mieux repérer les chatons porteurs du nouveau matériel génétique. Cette expérience décrite dans l'édition en ligne du 11 septembre de Nature Methods, en est encore au stade très expérimental puisqu'il reste à démontrer que les chats transgéniques obtenus seront bien résistants au VIF.


Le principe de la recherche pourrait tout de même bien trouver son application à l'homme et au VIH, puisqu'il s'agit d'insérer des protéines antivirales dans les ovocytes avant leur fertilisation par le biais d'un lentivirus ou virus porteur, de manière à obtenir une descendance résistante. Dans cette expérience, un gène thérapeutique et protecteur (ici dans le cas du VIF, le gène TRIMCyp) a été inséré dans les ovules des chattes afin qu'elles donnent naissance à des chatons génétiquement modifiés pour être résistants au virus. Les chercheurs ont également inséré dans ce virus vecteur, un autre gène comportant la protéine fluorescente, qui leur permet d'identifier les chatons transgéniques.

C'est la première fois que ce procédé fonctionne sur un carnivore puisque les chercheurs ont pu fertiliser vingt-deux chattes, qui ont chacune reçu 30 à 50 ovules, obtenu 5 gestations, 11 embryons et 3 chatons en vie. Ce procédé d'insertion de gènes dans le génome félin s'est avéré très efficace, puisque la quasi-totalité de la progéniture présentait tous les gènes et devrait les léguer aux prochaines générations. Par ailleurs les auteurs soulignent l'intérêt du procédé avec d'autres protéines antivirales.

Selon l'auteur principal, le Dr. Eric Poeschla, biologist moléculaire de la Mayo Clinic, la meilleure chose est que cette recherche puisse bénéficier autant aux hommes qu'aux chats… Mais la résistance au virus, de ces chatons transgéniques, reste toujours à démontrer.

Source: Nature Methods (2011)doi:10.1038/nmeth.1703-online 11 September 2011 « Antiviral restriction factor transgenesis in the domestic cat

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