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RÊVES: Pourquoi certains s'en souviennent, d'autres pas

Actualité publiée il y a 5 années 6 mois 1 semaine
Inserm et Neuropsychopharmacology

Une zone de traitement de l’information dans le cerveau, plus active chez les grands rêveurs et qui expliquerait la capacité à se souvenir des rêves, c’est la découverte d’une équipe de l’Inserm du centre de recherche en neurosciences de Lyon. Il s’agit de la jonction temporo-pariétale, une zone cérébrale impliquée dans l’attention aux stimuli extérieurs et dont l’activité est ici associée à la production et à la mémorisation des rêves. Ces travaux publiés dans la revue Neuropsychopharmacology viennent expliquer aussi pourquoi les grands rêveurs, pour mémoriser les nouvelles informations liées à leurs rêves, se réveillent plus souvent au cours de la nuit.

Rêver reste encore un processus cérébral mal compris. De précédentes études ont montré que des lésions dans la jonction temporo-pariétale (TPJ) et / ou dans la substance blanche du cortex préfrontal médian conduisent à l'arrêt global de rapports de rêves, ce qui suggère déjà que ces sont impliquées dans ce processus. De précédents travaux de la même équipe avaient également déjà suggéré que les “grands rêveurs” ont 2 fois plus de phases de réveil que les “petits rêveurs” et que leur cerveau est plus réactif aux stimuli de l'environnement.


Dans cette nouvelle étude menée chez 41 rêveurs volontaires, l'équipe a cherché quelles régions du cerveau différencient les grands des petits rêveurs en mesurant l'activité cérébrale spontanée par Tomographie par Emission de Positons (TEP) pendant l'éveil et pendant le sommeil.

21 “grands rêveurs” se souvenaient de leur rêve en moyenne 5.2 fois par semaine et 20 “petits rêveurs” se souvenaient en moyenne de 2 rêves par mois.

La fréquence de rappel du rêve associée à une organisation fonctionnelle spécifique du cerveau : L'analyse constate une activité cérébrale spontanée plus forte pendant leur sommeil au niveau du cortex préfrontal médian (MPFC) et de la jonction temporo-pariétale (JTP), une zone cérébrale impliquée dans l'orientation de l'attention vers les stimuli extérieurs. Ces résultats appuient l'hypothèse que TPJ et MPFC sont non seulement impliqués dans le rappel des rêves durant l'éveil mais jouent également un rôle clé pendant le sommeil, sur la production et / ou le codage des rêves. L'augmentation de l'activité dans ces 2 zones du cerveau permettrait de promouvoir l'imagerie mentale et le codage de la mémoire des rêves. L'augmentation, en particulier de l'activité dans la jonction temporo-pariétale pourrait favoriser les phases d'éveil durant le sommeil pour mieux pouvoir coder les rêves en mémoire.

Cette activité supérieure explique donc le nombre de réveils plus élevé.

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