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ALLERGIE et choc anaphylactique: L'Anapen®, entre défaillances et dangers

Actualité publiée il y a 6 années 8 mois 4 jours
AFPRAL

C’est un appel que lance l'Association Française de Prévention des Allergies (AFPRAL) à l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament l’ANSM afin qu'aucun Anapen® défectueux ne continue à circuler, mettant en danger la vie des usagers. Presque 10 ans après sa mise sur le marché, le seul auto-injecteur d'urgence d'adrénaline disponible pour sauver la vie des allergiques lors d’un choc anaphylactique, menace toujours d’une défaillance et sème le doute chez les patients. Aucun dispositif alternatif n’est actuellement disponible en pharmacie de ville.

Le choc anaphylactique est une urgence médicale grave causée par une réaction allergique immédiate à différents allergènes, piqûres d'hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons…), allergies alimentaires, médicaments… avec risque de décès. La gravité du choc est due à une défaillance cardiaque, le pouls s'accélère, la tension chute. C'est pourquoi les personnes susceptibles de faire un choc anaphylactique, ont toujours avec elles une trousse d'urgence contenant notamment de l'adrénaline à injecter.


L'Anapen®, stylo auto-injecteur d'adrénaline fait partie de la trousse d'urgence d'enfants et d'adultes vivant avec de graves allergies, mais est trop souvent en rupture de stock et, selon l'Agence de sécurité britannique qui a demandé le retrait de certains lots, certains stylos auto-injecteurs n'administrent pas complètement l'adrénaline dans le muscle. En France, compte tenu de l'absence d'alternative de cette forme d'adrénaline auto-injectable, l'ANSM a choisi de laisser les patients utiliser ces stylos auto-injecteurs.

Si deux autres stylos injecteurs ont obtenu leur autorisation de mise sur le marché (AMM), la commission Economique des Produits de Santé n'a pas encore trouvé d'accord tarifaire avec les laboratoires fabricants et ces dispositifs ne sont donc toujours pas disponibles en France, sauf Epipen® mais uniquement dans les pharmacies hospitalières. Une solution très difficilement gérable pour les familles éloignées d'un centre hospitalier.

L'AFPRAL appelle donc à l'autorisation d'un médicament de substitution.

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