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CANCER: De minuscules grenades thérapeutiques à déclencheur thermique

Actualité publiée il y a 3 années 11 mois 2 semaines
NCRI 2015

Elles se dégoupillent à la chaleur de la tumeur, ce sont de minuscules grenades thérapeutiques, précisément des liposomes ou petites vésicules chargées d’anticancéreux. Elles font l’objet de deux recherches présentées à la Conférence annuelle du National Cancer Research Institute (NCRI) (Liverpool) et contribuent à régler le défi du ciblage précis des tumeurs, tout en épargnant les cellules saines.

Ainsi, le médicament est « emballé » dans ces minuscules grenades munies de déclencheurs sensibles à la chaleur, ce qui devrait permettre de délivrer le traitement directement sur le site de la tumeur. Reste néanmoins à pouvoir chauffer la tumeur, ce qui « ne devrait pas poser problème », selon les chercheurs de l'Université de Manchester.


Des liposomes ou petites structures en forme de bulles qui agissent comme un service postal cellulaire et livrent le principe actif aux cellules cancéreuses. Reste à les dégoupiller en stimulant leur déclencheur par la chaleur. La technique fonctionne ici en laboratoire, chez la souris, modèle de cancer et dont on chauffe légèrement la tumeur. Le Dr Kostas Kostarelos, auteur de l'étude et professeur de nanomédecine à l'Université de Manchester confirme que ces liposomes vont ainsi voyager en toute sécurité dans l'organisme et vont exploser au contact d'un point chaud, réglé ici à 42°C, soit quelques degrés de plus que la température normale du corps.

Chauffer les cellules cancéreuses chez les patients est possible selon 2 protocoles, déjà en usage clinique –dont par ultrasons-, commentent les chercheurs. Leur recherche apporte pour la première fois la preuve de concept d'une livraison ciblée d'anticancéreux via déclenchement thermique. Et tout en épargnant les cellules saines.

La chaleur ou la lumière ? Rappelons aussi ces tentatives de ciblage de la tumeur, par la lumière avec ce même objectif de préserver les tissus sains. Cette nouvelle «photoimmunotherapy», développée par ces chercheurs des National Institutes of Health (NIH) permet aussi, une fois les cellules cancéreuses taguées par des anticorps, d'activer le médicament de manière ultra-ciblée.

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