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TÉLÉVISION et SÉDENTARITÉ: Elles finissent par endormir nos neurones aussi

Actualité publiée il y a 3 années 9 mois 3 semaines
JAMA Psychiatry

On sait déjà qu’une sédentarité exagérée, un temps de télévision ou d’écran excessif sont associés à toute une série d’effets néfastes pour la santé. Cependant, même si l’on conçoit que la majorité des programmes télévisés ne stimule pas forcément l’intellect, cette étude de l'Université de Californie- San Francisco confirme que regarder beaucoup la télévision et avoir par ailleurs un niveau d'activité physique restreint au début de l’âge adulte est associé à un déclin de la fonction cognitive, significatif, 20 ans plus tard, aux alentours de la quarantaine.

De nombreuses études ont porté sur l'association entre temps d'écran, sédentarité et risques de troubles métaboliques et cardiaques. De plus en plus d'études montrent, a contrario, que la pratique de l'exercice physique muscle aussi le cerveau. Cette étude californienne établit pour la première fois une association directe entre télévision et déclin cognitif accru.


Ici, les chercheurs ont examiné les associations entre différents modes de vie à 25 ans, dont les facteurs « écoute de la télévision » et pratique de l'activité physique et les capacités cognitives, à la quarantaine. L'étude a porté sur 3.247 jeunes adultes, âgés de 18 à 30 ans. Un temps de télévision élevé correspondait à 3 heures par jour. La fonction cognitive a été évaluée à 25 ans en utilisant trois tests portant sur la vitesse de traitement, la fonction exécutive et de la mémoire verbale. L'analyse montre que,

· un temps de télévision élevé à 25 ans – ce qui était le cas chez 11% des participants- est associé à une moindre performance cognitive aux tests à la quarantaine,

· une pratique faible ou inexistante d'activité physique à l'âge de 25 ans – ce qui était le cas chez 16,3% des participants- est associée à de mauvaises performances à l'un des 3 tests, à la quarantaine.

· Pratiquer les 2 comportements néfastes (temps de télévision élevé et pratique faible de l'activité physique), ce qui est le cas de 3,3% des participants- multiplie par 2 le risque de déclin des performances cognitives à l'âge de 40 ans.

En conclusion, un adulte jeune qui regarde beaucoup la télévision et pratique peu d'exercice physique, voit son risque de déclin cognitif augmenté, dès la quarantaine. Encore une fois, la sédentarité s'empare aussi de nos cellules, y compris de nos cellules cérébrales.

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