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TUMEURS ou ALZHEIMER, on pourra bientôt palper les tissus cérébraux

Actualité publiée il y a 4 années 11 mois 3 semaines
INSERM et PNAS

Maladie d'Alzheimer, épilepsie, sclérose en plaques ou encore hydrocéphalie, ces maladies laissent des marques dans l’élasticité des tissus cérébraux, comme une maladie musculaire sur les fibres du muscle. Mais le cerveau est difficilement accessible et « lisible », à la fois en raison de sa boite crânienne et du liquide céphalorachidien mais aussi des vibrations naturelles créées par la pulsation du sang dans les artères. Poser un diagnostic est donc plus complexe. Une équipe de l’Inserm a donc travaillé sur une méthode d'imagerie non invasive du cerveau par IRM, capable d’apporter les mêmes indications que la palpation physique. Une nouvelle technique, présentée dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) qui pourrait permettre d’éviter les examens invasifs du cerveau. Les auteurs la comparent à la "palpation du cerveau".

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La palpation est pratiquée systématiquement par le médecin pratique lors de tout examen médical pour poser un diagnostic ou prescrire des examens complémentaires. Un médecin pourra ainsi évaluer par palpation la taille et la dureté de tumeurs, superficielles. Mais impossible, quand il s'agit du cerveau. Cette équipe de l'Inserm, dirigée par Stéfan Catheline s'est donc inspirée de la sismologie, pour mettre au point cette méthode non invasive par IRM.


De plus, explique le communiqué de l'Inserm, de nombreuses pathologies impliquent des changements structurels des tissus qui se traduisent par une modification de leurs propriétés mécaniques telle l'élasticité. Par échographie, par exemple, il est possible d'évaluer l'élasticité d'un tissu biologique. Encore une fois, la méthode ne vaut pas pour le cerveau. En raison des vibrations naturelles liées à la pulsation du sang dans les artères et à la circulation du liquide céphalorachidien, il est impossible de capter les ondes de cisaillement naturelles et de les matérialiser sur écran.

Ici, via l'IRM et des modèles de calcul dits de « corrélation de bruits », les chercheurs de l'Inserm parviennent à détecter les ondes de cisaillements cérébrales naturelles et obtiennent ces images d'élasticité du cerveau. L'équipe démontre l'efficacité de sa méthode, in vivo dans le cerveau de 2 volontaires sains.
C'est donc un nouvel outil de diagnostic et de décision thérapeutiques qui s'ouvre avec ces premiers résultats pour le médecin et sans effet indésirable ni pénibilité pour le patient, avec des domaines d'application multiples, dont la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie, la sclérose en plaques, l'hydrocéphalie et l'ensemble des maladies neurodégénératives, traumatiques ou tumorales au cerveau.

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