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ATAXIE: La protéine VGEF peut ralentir la maladie

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 3 jours
Nature Medicine

Cette protéine, nommée VGEF pour vascular endothelial growth factor stimule les neurones et les vaisseaux sanguins dans le cerveau. Elle pourrait donc stopper la progression d'une maladie génétique qui entraîne une dégénérescence du cervelet, selon cette recherche préclinique de l’Université de Northwestern publiée dans l’édition du 16 octobre de Nature Medicine. Selon les chercheurs, ces résultats, obtenus à ce stade sur la souris, présentent un fort potentiel thérapeutique

Cette maladie, c'est l'ataxie spino-cérébelleuse de type 1 dont fait partie l''ataxie de Friedreich, caractérisée par une destruction progressive de certaines cellules nerveuses de la moelle épinière et du cervelet. Une maladie génétique rare et mortelle qui touche environ 1 personne sur 50.000 en France et autant hommes que femmes. Troubles de la coordination, des articulations, absence de réflexes, troubles de la sensibilité, pieds creux et scoliose, sont les conséquences majeures de la maladie qui peut conduire également au diabète ou à la cardiomyopathie.


La maladie est causée par une mutation dans une protéine appelée ataxine-1, qui joue un rôle dans la régulation d'une protéine appelée VEGF (vascular endothelial growth factor). Quand les scientifiques rétablissent les VEGF dans le cerveau de souris modèles de la maladie, leur cerveau, qui présentait une atrophie du cervelet redevient plus normal et les connexions entre les neurones commencent à se rétablir. Les souris reprennent également un meilleur sens de l'équilibre.

Un fort potentiel thérapeutique: « En administrant des protéines VEGF au stade précoce de la maladie, vous pouvez prévenir la dégénérescence plus tard dans la vie», explique le Dr. Puneet Opale, professeur agrégé de neurologie et de biologie cellulaire et moléculaire à l'Université Northwestern (Feinberg School of Medicine). Egalement praticien au Memorial Hospital de l'Université Northwestern, le Dr. Puneet Opale traite des patients ataxiques. « VEGF stimule la croissance des vaisseaux sanguins dans le cerveau et empêche les neurones de mourir ».

L'étude apporte aussi une nouvelle compréhension de cette maladie dégénérative. Parce que les patients sont nés avec cette mutation mais ne montrent pas les signes de la maladie, en général avant la quarantaine, le Dr. Opale soupçonne le processus de vieillissement de jouer un rôle dans le développement de la maladie. « Il pourrait y avoir un lien entre la mutation génétique et le fait que les vaisseaux sanguins ne « tiennent » pas avec l'âge. Quand nous avons délivré le VEGF aux souris, les vaisseaux sanguins se sont redéveloppés et la maladie cessé de progresser. »

Source: Nature Medicine, 2011; DOI: 10.1038/nm.2494 Published online16 October 2011 Vascular endothelial growth factor ameliorates the ataxic phenotype in a mouse model of spinocerebellar ataxia type 1. (Visuel Nature VGEF overexpression improves motor performance and pathological hallmarks in mice, vignette Northwestern University)

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