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HEALTH at the G20: La souffrance des plus pauvres restera-t-elle ignorée?

Actualité publiée il y a 10 années 1 mois 1 semaine
ONU, ATD Quart Monde, Unicef

“Le pire des malheurs est de vous savoir comptés pour nuls au point où même vos souffrances sont ignorées*.” Alors que les membres du G20 se réunissent à Cannes, au même moment les “Indignés” de Wall Street protestent contre l’absence d’écoute au sein même de nos démocraties, des personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté.

Reléguer à l'arrière-plan l'ambition d'éradiquer la pauvreté et l'inégalité, que ce soit au sein des pays du G20 ou parmi les pays en développement, n'est pas supportable, appelle ATD Quart Monde à l'aube du sommet du G20. Les mesures d'austérité en Europe affectent les citoyens les plus pauvres de manière disproportionnée, ce qui mène à une dégradation des droits sociaux et économiques.


Les mutations mondiales risquent d'empêcher de progresser plus rapidement et de manière plus

équitable vers la réalisation des OMD, rappelle aussi l'Unicef dans son rapport « Progrès pour les enfants: Réaliser les OMD avec équité ». Parmi les 5 grands facteurs de portée mondiale qui peuvent entraver les progrès à réaliser les crises alimentaire et financière qui s'accompagne d'une austérité budgétaire accrue.

Et la santé? En question parmi bien d'autres, la couverture médicale universelle et les services sociaux, de moins en moins accessibles aux plus pauvres. Plus de 90 pays en développement suivent la tendance avec des plans de réductions des dépenses publiques pour 2012, malgré le fait qu'ils n'aient pas été directement touchés par la crise.

En France aussi, rappelle Médecins du Monde, les réformes engagées ces dernières années dans le domaine de l'assurance maladie, franchise médicale, déremboursements de certains médicaments, restrictions de l'Aide Médicale d'Etat, n'ont fait qu'accroître les difficultés financières auxquelles se heurtent les personnes défavorisées pour se faire soigner.

En Europe, selon le rapport de l'Observatoire européen de l'accès aux soins, près de 70% des personnes sans-papiers interrogées sont confrontés à des obstacles pour se faire soigner et 59,4 % évoquent le coût des consultations et des traitements.

Et l'insécurité alimentaire? En amont de ce sommet du G20, l'ONU et son secrétaire général Ban Ki-moon ont estimé que la spéculation boursière sur les cours des produits alimentaires et des produits de base doit être proscrite comme l'une des principales causes de l'insécurité alimentaire. « Le monde comptera 7 milliards d'habitants au 31 octobre prochain, et probablement 9 milliards en 2050. Nourrir l'humanité apparaît de plus ne plus comme une gageure, surtout dans le contexte financier et économique déplorable que connaît le monde en ce moment », a déclaré Ban Ki-moon. Le représentant de l'Union européenne a ainsi exhorté les États Membres à trouver une solution à la volatilité des prix des denrées alimentaires…

Et les OMD ? Le Mouvement international ATD Quart Monde qui fait partie des 100 ONG accréditées pour ce sommet, rappelle que les pays du G20 ne doivent pas renoncer à leur devoir de respecter des droits fondamentaux et une justice pour tous : Faire bénéficier toutes les couches de la population, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables d'une couverture santé, de protection sociale mais aussi d'emplois et de sécurité alimentaire reste la priorité. Les politiques d'austérité fiscale ne peuvent pas servir d'excuse pour renier les engagements des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMS).

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