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HÔTELS et BACTÉRIES: Les surfaces les plus contaminées dans les chambres d'hôtel

Actualité publiée il y a 7 années 4 semaines 15 heures
American Society for Microbiology

Les télécommandes de télévision sont parmi les objets les plus fortement contaminés par des bactéries tout comme les différents articles présents sur des chariots d'entretien ménager, selon cette étude de l’Université de Houston, présentée à la réunion annuelle de l'American Society for Microbiology. Un pas vers l’établissement de normes sanitaires, sachant que les clients eux-mêmes, de plus en plus sensibilisés, feront de ces critères d’hygiène, un véritable critère de choix.

C'est la première analyse des risques et des points critiques appliquée à la propreté des chambres d'hôtel. Appelée Hazard Analysis and Critical Control Points (HACCP), développée par la National Aeronautics and Space Administration, cette approche préventive systématique identifie les risques potentiels physiques, chimiques et biologiques et les mesures nécessaires pour réduire ces risques. Kirsch et ses collègues de l'Université de Houston, avec des chercheurs de l'Université Purdue et de Caroline du Sud ont mesuré les niveaux de bactéries sur toute une série de surfaces de chambres d'hôtel dans plusieurs états américains.


Les surfaces les plus contaminées s'avèrent être, sans surprise, les toilettes et le lavabo, mais aussi la télécommande de la TV et l'interrupteur de la lampe de chevet ainsi que les articles des charriots tirées par les femmes de ménage, dont les articles de ménage qui vont passer d'une chambre à l'autre et favoriser la contamination croisée. Les surfaces les moins contaminées incluent la tête de lit sur le lit, les tringles à rideaux et la poignée de la porte salle de bain.

Avis aux hôteliers et aux différentes chaines hôtelières : Alors que les hôteliers devraient offrir à leurs clients un environnement sûr et sécurisé, les pratiques d'entretien ménager actuelles sont très variables, ne disposent d'aucune directive ou norme particulière. La méthode de validation actuelle est en général une évaluation visuelle, inefficace, selon cette étude, sur le plan microbien.

Katie Kirsch, étudiante à l'Université de Houston et qui a présenté l'étude explique que ces normes deviendront une obligation dans la mesure où les clients eux-mêmes, de plus en plus sensibilisés aux aspects sanitaires, feront de ces critères d'hygiène, un véritable critère de choix.

Le contact avec des surfaces contaminées est un mode possible de transmission d'infection en cas d'épidémies groupées dans les hôtels. Ce facteur connu, combiné avec le manque de standardisation de la propreté de chambre augmente le risque d'infection pour les clients, en particulier pour les sujets immunodéprimés. Les femmes de ménage ont en charge 14 à 16 chambres par journée de travail, soit un temps de nettoyage de 30 minutes pour chaque chambre. L'identification des surfaces et objets à risque élevé permettrait de revoir les pratiques en fonction du risque de contamination microbienne. Les conclusions de cette étude pourraient donc inciter les hôtels à développer une approche proactive pour réduire les risques bactériens possibles des différentes surfaces au sein de chambres d'hôtel.

Source: 2012 American Society for Microbiology General Meeting The Most Contaminated Surfaces in Hotel Rooms (visuel © stefanolunardi - Fotolia.com)

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