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INSOMNIE: Nous ne sommes pas tous égaux face au stress

Actualité publiée il y a 4 années 7 mois 1 semaine
Frontiers in Human Neuroscience

Mieux détecter ceux et celles qui risquent de souffrir d’insomnie, c’est ce que permet cette étude de l'Université Concordia qui a cherché à mieux comprendre les facteurs des troubles du sommeil, comme le stress, chez certains sujets. Ces travaux, présentés dans la revue Frontiers in Human Neuroscience, aboutissent à un modèle d’ondes cérébrales qui, si identifié avant l'événement stressant indique un risque d'insomnie accru.

Le Dr Thien Thanh Dang‑Vu, neurologue au Center for Studies in Behavioral Neurobiology de l'Université Concordia et son équipe ont évalué l'effet du stress sur le cycle du sommeil de 12 étudiants, en période d'examen. Les chercheurs ont d'abord examiné les ondes cérébrales des participants au début de l'année scolaire. Le cerveau et, en particulier, le thalamus et le cortex émettent en effet, durant le sommeil, des signaux électromagnétiques appelés « fuseaux de sommeil » ou « ou spindles » représentatifs de l'activité du cerveau durant le sommeil.


Faible activité rythmique du cerveau et augmentation des troubles du sommeil : En rapprochant ces données ou modèles avec l'incidence de l'insomnie en période de stress, les chercheurs identifient un schéma associé au risque d'insomnie.

Dans une précédente étude, l'équipe avait déjà constaté qu'une une forte amplitude de ces « petits pics de rythme » ou spindles permettait aux dormeurs de résister au réveil lorsqu'il y avait du bruit. Ils confirment, avec cette étude qu'une faible activité rythmique du cerveau est associée à une augmentation des troubles du sommeil, entre la période de rentrée scolaire et la période d'examens (montée du stress).

Nous ne sommes donc pas tous égaux face au stress, en particulier lorsqu'il s'agit de gérer son sommeil. Alors y-a-t-il des « moyens » de réduire sa vulnérabilité face au stress ? Les auteurs évoquent la méditation et la pratique d'un sport tout en soulignant que les fuseaux de sommeil sont au moins partiellement liés aux facteurs génétiques.

2 implications se dessinent ici, tester et identifier des moyens d'agir sur les fuseaux de sommeil pour prévenir les effets du stress sur le sommeil et pouvoir facilement mesurer l'activité des fuseaux pour mieux détecter les personnes au sommeil fragile.

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