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OBÉSITÉ et comorbidités: Et si tout se passait dans la tête ?

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 14 heures
CNRS et EMBO Journal

Ces chercheurs du laboratoire Biologie fonctionnelle adaptative (BFA) du CNRS, qui travaillent sur l’influence des nutriments sur le comportement alimentaire (Voir figure ci-contre), viennent d’identifier, sur la souris, le rôle d'un groupe de neurones dans l'hypothalamus, les AGRP, sur la répartition des nutriments, auprès du pancréas, du foie et des muscles. Ces résultats publiés dans l’édition du 18 septembre de l’EMBO Journal vont dans le sens de précédentes études, qui suggèrent également le rôle de mécanismes hypothalamiques dans le développement de l’obésité et de ses comorbidités.

Les chercheurs rappellent qu'un apport alimentaire excessif ne peut pas à lui-seul expliquer le lien entre l'obésité et les maladies associées. « Ce n'est pas uniquement la quantité de ce que l'on mange qui est à prendre en compte mais la façon dont l'organisme est capable de gérer cet apport, en particulier le choix entre utilisation ou stockage des lipides et des sucres ».


Les neurones AGRP participent à la coordination de la répartition des nutriments : Lorsque les chercheurs privent des souris de neurones AGRP, ces souris deviennent obèses mais, lorsque nourries avec un régime riche en graisse, les animaux améliorent leur métabolisme au glucose. Les auteurs expliquent que la perte des neurones AGRP change la consigne au niveau central qui définit l'équilibre entre l'utilisation des sucres ou des lipides et rend alors l'animal mieux adapté à un régime gras. Ces résultats suggèrent que ces neurones AGRP participent à la coordination de la répartition des nutriments et représentent un lien mécanique entre l'obésité et ses comorbidités. Car un déséquilibre dans la capacité du cerveau à coordonner ces organes pourrait expliquer l'apparition simultanée de dysfonctionnements métaboliques, comme en cas de syndrome métabolique ou autres pathologies associées à l'obésité.

La précédente étude citée, montrait qu'une prolifération de nouveaux neurones dans l'hypothalamus, pourrait être responsable d'un stockage des graisses et suggérait qu'inhiber cette neurogenèse pouvait être également, une nouvelle voie de traitement de l'obésité.

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