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OBÉSITÉ : L'uroguanyline, l'hormone prometteuse pour de nouveaux coupe-faim

Actualité publiée il y a 8 années 1 mois 2 semaines
Journal of Clinical Investigation

L’uroguanyline, une hormone naturelle gastro-intestinale pourrait bien être la prochaine cible des thérapies visant à limiter l’appétit, pour limiter l’obésité. Car le récepteur de cette hormone, le guanylate cyclase C (GCC) déjà établi comme un suppresseur de tumeurs du cancer colorectal, d’après ces nouvelles données, pourrait aussi aider à combattre l'une des plus grandes pandémies actuelles, l'obésité. Cette équipe de chercheurs de l'Université Thomas Jefferson (Philadelphie), vient de découvrir cette nouvelle cible thérapeutique possible en étudiant le contrôle moléculaire de l'appétit chez les souris. Des résultats publiés dans l’édition du 25 août du Journal of Clinical Investigation.

Révélant ce nouvel axe endocrinien entre l'intestin et l'hypothalamus, cette recherche pourrait fournir de nouvelles cibles thérapeutiques pour contrôler l'appétit, l'obésité et le syndrome métabolique, une découverte donc prometteuse à l'heure de cette montée incontrôlée de l'obésité. L'équipe du Dr. Waldman, président du Département de pharmacologie et de thérapeutique expérimentale à Jefferson, avait déjà montré le rôle du récepteur C (GCC) comme un suppresseur de tumeur et un biomarqueur de métastases dans les ganglions lymphatiques. Mais son nouveau rôle clé dans l'appétit est tout à fait nouveau et surprenant.


Le Dr. Scott Waldman, et ses collègues ont ainsi découvert que l'inhibition du récepteur C (GCC) chez les souris, perturbe la satiété et induisent l'obésité. Inversement, les souris qui expriment suffisamment le récepteur de l'hormone parviennent à contrôler leur satiété au moment des repas.

«Nous avions travaillé sur des souris déficientes en C(GCC) pour examiner son rôle dans la cancérogenèse dans l'intestin, les souris ont grandi, et nous avons remarqué une chose: Elles se sont pas grosses ! ». Les chercheurs ont suivi des souris déficientes et non déficientes en C(GCC) et ont suivi leur poids, les réponses en termes de satiété, les mesures de triglycérides sériques, l'activité physique….

Le récepteur C (GCC) indispensable au message de satiété : Pendant la digestion, l'intestin diffuse des hormones dans le sang, pas seulement dans les intestins mais jusque dans le cerveau, où les récepteurs hormonaux ont été déclenchés. Les souris déficientes en récepteurs hormonaux ne reçoivent jamais le message de satiété. Elles deviennent obèses et diabétiques.

Ces conclusions impliquent quelques questions: Est-ce les personnes obèses possèdent peu ou pas du de CCG? Et si oui, est-ce que cela signifie que les personnes obèses ont une prédisposition génétique à prendre du poids? Le Dr Waldman suggère la possibilité que les personnes obèses n'ont pas le récepteur ou qu'elles ne libèrent pas assez d'hormones pour déclencher le récepteur.

Toujours est-il, que pour les chercheurs, ce récepteur est une opportunité nouvelle et unique de manipuler le processus de signalisation intestin-cerveau pour la prise en charge thérapeutique de l'obésité.

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