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OBÉSITÉ: Transformer les adipocytes blancs en adipocytes bruns pour brûler les graisses

Actualité publiée il y a 7 années 6 mois 1 semaine
Nature Medicine

Transformer la graisse blanche qui s’accumule en réserves dans le corps, en graisse brune qui se « consume » en apportant de l’énergie, serait un moyen de réduire l’obésité viscérale et son cortège de comorbidités, diabète et maladies cardiovasculaires. Une voie qui s’avère possible, selon cette étude du Brigham and Women 's Hospital (BWH) et de la Harvard Medical School qui suggère de bloquer le métabolisme de la vitamine A pour favoriser cette conversion. Des résultats publiés dans l’édition en ligne du 6 mai de Nature Medicine.

Le danger des cellules adipeuses blanches est surtout lié à la graisse viscérale qui s'accumule autour des organes dans le ventre, rappelle le Dr Jorge Plutzky, MD, directeur du Programme de prévention des maladies vasculaires au Brigham and Women 's Hospital (BWH).


En manipulant les voies métaboliques responsables de la conversion en vitamine A ou rétinol, en acide rétinoïque, le Dr Plutzky et ses collègues sont parvenus à inciter des cellules adipeuses blanches à adopter les caractéristiques des adipocytes bruns. Les rétinoïdes, qui sont des molécules dérivées du métabolisme de la vitamine A, sont responsables de nombreuses fonctions biologiques, dont le contrôle du développement des cellules graisseuses. Une étape clé dans le métabolisme des rétinoïdes se produit avec l'aide d'un enzyme appelé rétinaldéhyde déshydrogénase 1 (Aldh1a1). Les chercheurs constatent que chez les humains et les souris, Aldh1a1 est abondant dans les cellules adipeuses blanches, en particulier dans la graisse viscérale. Mais lorsque Aldh1a1 est inhibé dans les cellules adipeuses blanches, ces cellules se comportent comme les adipocytes bruns. Or, l'une des caractéristiques déterminantes de la graisse brune est sa capacité à libérer de l'énergie sous forme de chaleur. Les chercheurs constatent qu'en renversant l'expression du gène Aldh1a1 sur des souris, ces souris produisent moins de graisse viscérale, prennent moins de poids, montrent une baisse de la glycémie, par rapport aux souris de contrôle.

« Les mécanismes qui pourraient permettre à la graisse blanche de prendre les caractéristiques de la graisse brune sont de plus en plus étudiés comme moyen possible de traiter l'obésité et ses complications», explique le Dr Plutzky. « Notre étude montre que le métabolisme des rétinoïdes fait partie des voies impliquées dans cette transformation ». C'est donc un pas de plus dans le développement de nouvelles thérapies anti-obésité.

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