Vous recherchez une actualité
Actualités

Quand VOYAGES d'AFFAIRES riment avec obésité et cholestérol

Actualité publiée il y a 9 années 10 mois 1 semaine
Journal of Occupational and Environmental Medicine

Les hommes (et femmes) d'affaires en voyage deux semaines ou plus durant le mois ont un indice de masse corporelle (IMC) élevé, un taux élevé d'obésité et une mauvaise santé générale, selon ces chercheurs de l'Université de Columbia Mailman. Des résultats originaux, parmi les premiers à faire le lien entre voyages d’affaires et risques cardiovasculaires, publiés dans l’édition en ligne du Journal of Occupational and Environmental Medicine.

L'étude, l'une des premières à rapporter les effets des voyages d'affaires sur les risques associés aux maladies cardiovasculaires, menée par les Drs Andrew G. Rundle et Catherine A. Richards de la Mailman School of Public Health a étudié les données des dossiers médicaux de plus de 13.000 employés dont 80% voyageaient au moins une nuit par mois et 1% plus de 20 nuits par mois. Dans l'ensemble, les chercheurs constatent que les hommes d'affaires qui voyagent le plus (20 jours ou plus par mois) sont en bien moins bonne santé sur un certain nombre de points par rapport à ceux qui voyagent moins, entre 1 et 6 jours par mois.


Les grands voyageurs ont
· un indice de masse corporelle (IMC) de 27,5 vs 26,1 kg/m2 pour les voyageurs plus occasionnels,
· un taux moyen de HDL de 53,3 mg / DL vs 56,1

· une tension diastolique moyenne de 76,2 mmHg vs 74,6

· s'avèrent 260% plus susceptibles de juger leur santé passable ou mauvaise par rapport aux voyageurs plus occasionnels.

Mais cela n'empêche pas les employés qui ne voyagent pas d'avoir également de piètres résultats sur ces critères sanitaires: Par exemple, les non-voyageurs sont 60% plus susceptibles que les voyageurs occasionnels d'évaluer leur santé de passable ou mauvaise et ont un indice de masse corporelle moyen de 26,7 kg/m2.

En conclusion, en santé au travail, les résultats sont les “pires” pour les grands voyageurs et les sédentaires, rappelle Catherine Richards, candidate au doctorat du Département d'épidémiologie et auteur principal de l'étude. “Si les différences dans les valeurs cliniques de tension artérielle diastolique et de cholestérol HDLrestent minimes, les résultats sur la santé générale (auto-déclarée) sont préoccupants, car cette mesure simple est un prédicteur très robuste de la mortalité. De même, les associations entre obésité et voyage d'affaires sont remarquables parce qu'elles entraînent de nombreuses comorbidités."

Les auteurs notent que 81% des voyages se font en voiture, des déplacements avec de longues heures assises et une forte probabilité de mauvaise alimentation. Pour les auteurs, des stratégies de prévention spécifiques à destination des hommes d'affaires, seraient les bienvenues.